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32 (1769) L' histoire générale d'Italie depuis la ruine du royaume des Lombards jusqu'à notre tems, avec celle des papes qui on occupé le siège de Rome
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D’I T A L I E. L iv. XXIV. Ch. 1. ít

Chauve feignit de vouloir passer en Bavière, ce qui mit Charles le Gros Sectio»dans la nécessité de Voler à la défense des Etats de son nere (n'ì. T.n

retraite de ce Prince obligea Louis le Germanique d envoyer en icane fa,une seconde Armée sous les ordres de Carloman son fils aîné. Le Roi p u j s l’ande France, bien que supérieur en forces, aima mieux tenter la voie de 774 jusqu’àla négociation, que le hazard d'une bataille. II proposa une entrevue à l ’ an 888.son neveu , & n’épargna ni promesses , ni présens pour le corrompre.

Mais cet expédient ne lui aiant pas réussi , il proposa à Carloman defaire retirer les deux Armées d’Italie, afin de s’accommoder avec le Roide Germanie par un Traité de partage. Carloman accepta la proposi-tion, retourna fur le champ en Bavière, tandis que Charles prit la routede Rome, o'ù le Pape le fit inviter de se rendre.

Pendant ces mouvemens en Lombardie, les principaux de la Noblesse Le Pape uRomaine, vinrent trouver le Pape, & lui représenteront, que l’Empe- c ^ uronne urreur Louis étant mort fans laisser de successeur, la dignité Impériale , um ‘? ercur 'usurpée depuis si longtems par des Etrangers, devoit à présent retour-ner aux Italiens. Le Comte de Toscane étoit à la tête de ce Parti, se fia-tant de parvenir lui-même à l’Empire. Mais le Pape qui n’avoit point en-vie de se donner un Maître en Italie, rejetta la proposition , & demeuraattaché aux intérêts du Roi de France (b). Ce Prince arriva peu après àRome, Sc tel qu’un autre Jugurtha, ainsi que s’exprime un Auteur con-temporain ( c ), il corrompit le Sénat Sc la Noblesse à force de présens,aiant chemin lésant pillé les trésors du défunt Empereur. Le Pape, voyantque le Roi de France étoit résolu d’avoir le titre d’Empereur à tout prix,le lui fit acheter le plus cher qu’il lui fut possible. Avant que de le couronner ,il l’obligea de céder la Souveraineté de Rome, Sc de reconnoitre qu’il te-noit du Pape la Couronne Impériale (d) (*). Charles aiant accepté les con-ditions , fut couronné dans la Basilique du Vatican le 25 de Décembre, Scfit à cette occasion de riches préfims au Ciergé, à la Noblesse Sc au Peu-ple de Rome, le Pape même ne fut pas oublié.

Le nouvel Empereur partit du Rome le 5 de Janvier de 876 & alla à L est mon.Pavie, Le Pape, qui Fy accompagna, fit dans une Assemblée des Sei*gneurs & des Evêques d’Italie un long discours à la louange de l'Ein- a F<h

87S,

(a) Abr. Chron. de l’Hist. d’Italie T. II.P- 558-

(b) Sigon. I. c. p. 132 .

(c) Scriptor Anonyrn. ap. Baron.

(d) Sigon ubi íup.

(*) C’esl ce que dit Eutrope, Prêtre Lombard, qui vivoit dans le X fiecle & peut-être plus tard, mais il mérite souvent assez peu de croiance,dit M. de St. Marc. Cettecession de la Souveraineté de Rome est réfutée par l'exercice que les Empereurs conti-nuèrent de faire de leur autorité dans Rome. Le P. Daniel observe, que ni les Histo-riens François, dont le silence peut faire préjugé contre l’Auteur Lombard , ni lesLettres du Pape Jean n’en disent rien. M. de St. Marc dit, qu’on voit dans la neuvie>nie des Lettres de Jean VIII, que le nouvel Empereur avoit donné la ville de Capoueà l’Eglise Romaine. Mais on ignore à quelles conditions; & l’on ne voit pas que cetteDonation ait été suivie de son effet. II y a de l’apparence que les Papes ont été bien

aise dans la fuite de faire croire de pareilles cessions, pour s’en faire des titres. Rzm*vv Tkàd.