D r I T A L ï F. Lit. XXIV. Cil V -29
Le Roi Jaques d’Arragon, engagé par les bienfaits du Pape à faire ses Semoir^orts pour obliger Frédéric son frere à rendre la Sicile, envoya d’abord Jr 7 ^'
^ Moine pour négocier avec lui, ensuite il lui proposa une entrevue dans ^ J" dgi1 d'Ischia, mais Frédéric s’en excusa. Enfin Jaques fit demander que p u i s r ana mere Constance & fa sœur Yolante vinssent à Rome, le Roi de Sicile y 1269 jus*consentit & ces deux Princesses s’y rendirent, accompagnées de Procida & ?“’<* l ' m
Roger de Loria, Amiral de Sicile, qui fur quelque mécontentement a- I 378 ‘ _
v ^ fc nt abandonné le parti de Frédéric. On se prépara à lui faire la guerre Négocia-P^s vivement que jamais, & Jaques rappella tous les Arragonois & les Ca- tìms avecîa a ns, qui étoient en Sicile (a). PVedmc
Les Princes d’Allemagne mécontens du gouvernement de l’Empereur àââolfo, qui avoient succédé à Rodolfe, envoyerent le Comte de Hohen- C 1 J' . .rjg à Rome pour engager le Pape à consentir à la déposition de ce Prince.
| Ris Adolfe y envoya auffi de son côté, & nonobstant les sollicitations & gnhj 3 .présens du Comté, le Pape ne voulut point lui accorder ce qu’ifdeman-, Sí déclara même aux Envoyés d ? Adolfe, qu’il n’avoit qu’à venir àRome L qu’il le sacreroit Empereur. D’autres ont dit , que pour seize, marcs d’argent le Comte obtint le consentement de Boniface; mais^ il le révoqua lorsqu’il apprit qu’on destinoit la couronne à Albert DucM Autriche. Quoiqu’il en soit, les trois Electeurs du parti de ce Prince s’assem -p . r fcntàMaience,dépoferent Adolfe & élurent Albert. Cependant plusieursPrinces & diverses villes n’abandonnerent point le parti d’Adolfe, qui mar-cha contre son rival avec une nombreuse armée ik lui livra bataille, maisJ* fut tué. Albert crut devoir L faire élire de nouveau, •& ayant asserruune Diete à Francfort fa premiere élection y fut unanimement con-tée ; en conséquence il se fit couronner à Aix la-Chapelle par l’Elec-de Cologne. Boniface refusa de le reconnoitre sous prétexte qu’iïS et °it rebellé contre son légitime souverain & qu’il l’avoit assassiné.
Les Rois de France & d’Angleterre ayant remis leurs différends à la dé- Jugement'talion du Pape comme personne privée, il régla que Philippe le Bel don- du Pa f ener °R su sœur Marguerite en mariage à Edouard , & sa fille Elizabeth ^ 11 ^“au hsde ce Prince; qu’il rendroit au Comte de Flandres toutes les p!a France Uces qu il avoir prisés & fa fille qu’il tenoit prisonnière. Philippe fut fort d'Angkter*iriecontent de cette sentence , dont le Pape fit expédier une bulle ; on re -a Uure même qu'un des Seigneurs arracha la bulle des mains de l’Evêque-e Durham , qui en étoit porteur, la déchira & la jetta au feu. LePRn protesta qu’il ne feroit rien, de tout ce qu’on lui imposoit à l’égard 12 g$i-Comte de Flandres. Ce procédé , joint aux Ordonnances publiées018 uns auparavant , annonjoient une rupture ouverte avec le Pape,
(®) Giannmie T. III. p 162 & suiv.
P'; r son procédé envers I’Archtvêque de cette ville. Ce Prélat étant à Rome íéSfce t 1 ” eE cent * res > vint pour !es recevoir; le Pape, au li-u de lui dire, Sauviens-toi'
Gib /f es P mdre i £f? que tu retourneras en pou:ire , lui-dit, Sauviens-toi que paiceque tu ess Ur e , *'*? tu ‘iefeendras avec les Gibelins en enfer (C, & au lieu de lui mettre des cendres-ip a e ^ ont, il les lui jetta dans les yeux. 11 lui ôta même son Archevêché, Mais commet prit ensuite que les Colonnes n’avoitnt point été a Genes, iî le lui rendit (2).
(l) vémeltt île U Henjsnye Mem, Hist. T. I, p. 435, (r) VUtina i 11 Bonis- VKI»
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