D’I T A L î E; Liv. XXIV. Ch. ï. -Zr
consirma aussi l’édit de Charles contre les Sarasins de Limera ou Nocera, Sectioïtpar lequel il leur étoit enjoint de se faire Chrétiens, fous peine de mort. jj^ replupart quittèrent Fltalie, quelques-uns en petit nombre reçurent le bap- giìatte <k-te me, à furent dans la fuite appelles Maranes (s). puis l’an
L’Empereur Albert envoya des Ambassadeurs au Pape pour lui faire part i ^9bs-mariage de son fils avec la Princesse Blanche, & pour demander ea4 ui j' an
^êine tems la confirmation de son élection. Boniface, non seulement re- _
* l ' : sa audience aux Ambassadeurs, mais paru: en public i’épée au côté, re- j rr
rrogance-'
veut pá-
^etu d’un habit de Général d’armée, disant, qu’i! n’y avoit pas d’autre Roi *BonifaRomains que lui (/,). 11 écrivit même en 1301 une Lettre aax trois ce vliLElecteurs Eccléfiastiques, pour kur défendre de reconnoitre Albert, & les^gager de leur serment de fidélité. Les trois Electeurs ayant voulu obéir,
Cè la donna lieu à la guerre, qui se termina enfin par un accommodement.
Cependant le Pape voulant pacifier les villes d’Italie, nomma pour son j/
Cégat Matthieu d’Asquaparta Cardinal Evêque de Porto. II se rendit à Flo- cijkr les '^ence & y fut reçu avec de grands honneurs; mais s’étant mis en devoir vil }f s li 'l-tìe concilier les différens partis & de rétablir un bon gouvernement dans la Uíie ‘
^" e , ìl ne fut pas obéi, & se retira avec indignation, laiíîànt les Floren-líls excommuniés & la ville interdite. Après son retour à Rome, le PapeP ar le conseil de quelques Florentins, prit la résolution de faire venir Char-ts de Valois, frère de Philippe le Bel, pour sécourir le Roi Charles delc ile & pour être Vicaire de l’Empire en Italie (c).
Ce Prince, qui étoit mécontent du Roi son freft se rendit, au mois de Charles de«F 111 ! 1301 ,à AnagnijOÙ étoit le Pape, accompagné de plusieurs Seigneurs Va,ois enp de cinq-cens Chevaliers François. Boniface le reçut très-gracieufernent, Isahs ’
^ déclara Capitaine-Général de ì’Eglise Romaine, Comte de Romagne,scìficateur de Toscane & Vicaire de l'Empire. II lui fit même espérerEmpire d’Occident, qu’il regardoit comme vacant, & de faire valoir lesr oits qu’il avoit à celui de Constantinople du chef de fa femme, petite-
1 301.
fi He deT’Empereur Latin Baudouin, 11 f envoya a Florence, pour reumrles factions des Blancs & des Noirs qui déchiroient cette ville & R perle-tutoient avec la même animosité qu’avoient fait les Guelfes & les Gibelins. .
Les Bl ancs avaient eu du dessous, & avoient eu recours aux Gibelins pourfe soutenir, C e qui les avoit rendus odieux au Pape. Charles de Valois,au lieu de se conduire en médiateur impartial, fomenta la division, & âpresun séjour de cinq mois laissa la ville plus en trouble que jamais (d).
Cependant Boniface envoya en France Bernard Laisseti, Eveque de Pa- Démêles de^iers, en qualité de Légat, pour exciter Philippe le Bel à une expéditionu outremer, avec défense fous peine d’excommumcation ee s approprierles Décimes levées pour cet usage, de conférer les bénéfices vacans fans leconsentement du Pape, & de retenir les revenus des Evêchés vacans. CeEégat avoit été fait Evêque cinq ans auparavant malgré le Roi, de.orte9u*il exécuta fa commission avec beaucoup d’imprudence & de hauteur,
J uí qu’à dire, qu’il n’étoit soumis qu’au Pape & qu’il ne reconnoisloit d autrePuissance, tant pour je temporel que pour le spirituel. Le Roi irrite de
G) Blond Dec. II. L. i X . Cellen . L. VIII.N- tS à- àni... Démêlés de Boniface
(c) Fillani ubi sup. C, 39, 41.
(d) Fillani L. X. C. 48. CUron.
Farm*