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, de Portugal, de Hongrie, de Bohême, du Duc de Bourgogne &plusieurs Princes d’Allemagne. Les Allemands se plaignirent que lePape donnât à Mathias., fils du fameux Huniade, le titre de Roi de Hon-Ssie, parceque les Barons du pays avoient élu l’Empereur pour lei^r Roi.
II. leur répondit, qu’il ne pouvoit se dispenser d’appeller Rois ceuxquioccupoient les Royaumes, & que Calixte son prédécesseur en avoituséà même envers Podiebrad Roi de Bohême. Tous ces Ambassadeurs ren-ient publiquement leur obéissance au Pape dans l’Eglise, à l’exceptioncelui de Bohême, qui voulut faire ses soumissions dans un Consistoire se-cret, pour ne pas choquer les Calixtins. Ce ménagement confirma les*°upçons des Catholiques, qui croyoient que le Roi de Bohême n’avoitPus abjuré sincèrement la doctrine des Hussites. Aussi les Députés des Si-‘Usiens protestèrent qu’ils ne vouloient pas reconnoitre Podiebrad pour leurjp°i, & demanderent la protection du Pape pour la Religion Catholiquej^nsleur pays. Pie II. leur promit d’écrire an Roi de Bohême, <& de l’ex-horter à cesser les hostilités contre eux, de l’avertir de renvoyer au 8. Siégé}?us les différends qui naitroient à ce sujet; il ajouta, que si le Roi refil-ait d’- béir, il y pourvoiroit autrement (a).
T • p-:pe partit de Sienne pour Florence, d’où il se rendit par Bologneíp Ii.ua. c à Mantoue, où il arriva le 27 de Mai. Le premier de Juin,
! fit l’ouverture de rassemblée par un discours qu’il fit de dessus son trône,fi se plaignit de la négligence des Chrétiens à y envoyer leurs Ambassa-deurs. Peu à peu on en vit arriver, entre autres ceux des Isles de Chy-P re > de Rhodes, de Lesbos, d’Albanie, d’Epire & de tous les confins deIUlyrie, mais ils venoient demander du secours, & il n’y eut que les Ra-Spsiens qui promirent d’affister ces Etats contre les . Turcs. Comme il8 éleva une dispute fur la préséance, le Pape déclara par un décret que lesPréséances ne préjudicieroient pas à ceux qui seroient dans -un rang infé-* leur - B donna ensuite audience au Duc de Cieves, Ambassadeur du Duc. Bourgogne. Ce Prince dit que le Duc de Bourgogne croyoit l’exécu-tlon fi e i la croisade impossible, parceque plusieurs des principales Puissan-ces de 1 Europe étoient divisées ; cependant fur les pressantes instances duPape, le Duc promit deux mille hommes d’infanterie & autant de cavale-rie, qui seroient entretenus aux dépens du Duc de Bourgogne tant queureroit la guerre qu’on allait entreprendre. Les Ambassadeurs de Floren-Ce, de Sienne & de Bologne offrirent des secours. Le Duc de Modenerrêté par une maladie, envoya son frère à Mantoue, qui promit en son«Om trois-cens mille écus d’or. Le Duc de Milan se rendit lui-même à1 aflèmblée & s’engagea à contribuer fa quotepart. Les Génois promi-rent-en secret, parcequ’ìls avoient des ménagemens à garder avec le Roix? France , auquel ils s’étoient soumis depuis peu, Ferdinand Roi deNaples s’engagea par vœu à cette guerre , & les Vénitiens firent desures fort généreuses, à condition que tous les Princes Chrétiens se-r ler J c unis dans cette entreprise. Tout le monde ayant conclu à la guer-» il fallut penser aux moyens de la faire. Plusieurs furent d’avis d’équip-^ er une Flotte de quarante galères & de huit gros vaisseaux ,<& d’avoir une
Secti‘®k
vin.
Histoired‘Italiedepuis l’on1430 juj -qu’à l'on
1517-
Ambajjn-dturs dequantité Jt.Princes.
Assemblée
diAlantoue,
(*) Comment. Pii II. L. II.Aaa
Toj ne XVIII,