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SacTioN armée de terre de cinquante mille hommes au moins, à condition quei®W} 1 * Clergé d'Italie fournìroit la dixme de tous les biens ecclésiastiques,^Italie de- L ai 'si ues ^ trentième partie, & les Juifs la vingtième de tout ce qu'ilZpuis r an possedoient. Peu après arrivèrent les Ambassadeurs du Roi de France1430 jus & de René d’Anjou, prétendant à la couronne de Naples. 11 s repréfen*w’à l’m terent que le Roi ne pouvoit fournir de troupes contre le Turc, tant qu’n_ I 7 * n’y auroit point de paix entre la France & T Angleterre, & se plaignirentde la faveur que le Pape témoignoìt à Ferdinand, au préjudice des droi^de René. Le Pape justifia fa conduite, & récrimina en alléguant que lÇ sFrançois foutenoient la Pragmatique Sanction. Voyant qu’íl ne pouvoitrien attendre ni des François, ni des Anglois, il eut recours aux Al-lemands, qui s’engagerent de fournir les quarante - deux mille hommes»qu’ils avoient promis à la Diete de Francfort du tems de Nicolas V. aveccette clause toutefois, qu’ils tiendroient encore deux Dictes, lune à Nu-remberg & l’autre auprès de l’Empereur. Mais on remit à Tannée suivantsà prendre encore des mesures (n).
lit Pape Le Pape, après avoir consulté les Cardinaux & les Evêques qui étoientandamne à Mantoue, publia le 18 de Janvier 1460 un décret, par lequel il con*damne & défendoit les appels du S. Siégé au Concile comme nuls, contrai'°i4<5q, res aux àints Canons, <k ridicules entant qu’on appdle à ce qui n’exisi 3pas, comme entretenant la rébellion contre le S, 8F gs, & confondanttoute la discipline de TEglise & Tordre Hiérarchique {b). Peu de joursaprès, le Pape congédia TAssemblée de Mantoue, par un discours, où nexposa tout ce qui s’étoit fait depuis huit mois. On y délibéra beaucoup»& on ne prit aucunes mesures efficaces pour le secours des Chrétiens con-tre les Turcs.
Différends Le Pape étant parti de Mantoue, alla à Sienne, où il fit du consentsdu Pape ment du sacré College une promotion de stx Cardinaux, du nombre def'avec quel- quels fut François Picolomini, fou neveu & Archevêque de Sienne. Volsques tm~ ce temg , Sigismond Duc d’Autriche, fit arrêter le Cardinal Cusa, av£ clequel il étoit depuis longtems en différend pour l’Evêché de Brixen q uSce Cardinal tenoit en Commande. Pie lí. T ayant appris excommuniaDuc, qui en appel!a au futur Concile. Grégoire de Heimburg, Sindic de-Nuremberg dressa Tacts d’appel, ce qui Texpofa à la colere du Pape,quel Texcommunia & confisqua tous ses biens (c). Pie II. eut auffi des dif-férends avec les Rois de Castille <St de Pologne. L’Evêque de Léon, Am-bassadeur du Roi de Castille à Mantoue , étant mort dans cette ville,Pape lui donna pour successeur un Cardinal, que le Roi ne voulut ni re-cevoir , ni reconnoitre. Le Roi de Pologne ne voulut point aussi recevpnpour l’Evêché de Cracovie le sujet nommé par le Pape , son Chancelsayant déja été éiu par le Chapitre. Le Pape eut beau menacer & lancp sdes foudres, le Roi résista courageusement, 6c le Pape fut obligé de £ e *der (d), Ce qui put le consoler un peu de cette disgrâce, c’est qu’il ref^à Sienne une Ambassade des Patriarches d’Antioche , d’Alexandrie & d
(<%) Contili- de Fleuri, ubi sup. p* 74-97. p. 107.
(b) Comment. Pii Ií. L. IU. ad fìn. 6 c (c) Mn. Ep. 120 & 400.
iîi JBjilar. T.II. Pii Conflit. 5. Apud Eund. (d) Cromír L. XXIV.