D’ITALIE. Lïv. XXIV. Ciï. I. m
.Jérusalem, qui avoient accepté l’union de Florence, & aíTuroient le Papede leur soumiíFion (a). D’autres Ambassadeurs vinrent lui donner une ville jj^^gdu Péloponèse, nommée Monobaffe, ou Monembasse. Pie les reçut fous #ltalìe àt--a protection, âc leur envoya un Gouverneur & des vivres (b). puis Van
La longue absence du Pape avoit donné lieu à beaucoup de désordres à T 43 o jusRome. Tiburce, fils d’un certain Ma® an, que le Pape Nicolas V. avoit
à pendre aux fenêtres du Capitole pour avoir trempé dans une conjura- ’ __
J-ìon contre lui, avoit excité de grands troubles. A la tête d’un grand nom- Retour dte“te de jeunes gens, il commettoit impunément une infinité de crimes, & àRt-s étoit déja saisi du Panthéon, sans que les Magistrats osassent lui résister , m 'Publiant qu’il vouloit délivrer Rome du joug des Prêtres. Le Pape ayante té informé de ce qui se passoit se rendit à Rome, & fit arrêter Tiburce,fut pendu avec les principaux de sa faction (c).
Tandis que le Pape témoignoit un grand désir de réunir les Prince? ^s a j res ^Chrétiens,il ne laissa pas de prendre parti dans les divisions qui déchiroient Na $ les '
* e Royaume de Naples. Mais pour bien entendre ceci, il faut reprendre{es choses d’un peu plus haut. Jean Duc de Calabre , fils de René d’An-Jou, avoit été fait Gouverneur de Genes, & entretenoit correspondanceavec plusieurs Seigneurs Napolitains, à la tête defquels étoit le Prince deParente, qui le pressoit de profiter des bonnes dispositions de ses adhé-Ie ns, II partit de Genes avec une Flotte au commencement d’OctobreI 459 J & débarqua au Port de Lesta; les Seigneurs de son parti se déclarè-rent bientôt ouvertement & entraînèrent plus des deux tiers du Royaume.
Les Vénitiens le favorifoient fous main , & les Florentins après s’être dé-clarés ouvertement pour lui, prirent le parti de la neutralité , pour ne paschoquer le Duc de Milan. Le Pape, qui ne vouloit pas que les Françoispfissent pié en Italie, envoya les troupes de l’Eglise avec celles de Milanpour joindre l’armée Arragonnoise. D’autre part Pichinin quitta le servicede Ferdinand, pénétra dans l’Abruzze & joignit le Duc de Calabre. Lesdeux armées se rencontrèrent près de Sarno ; Ferdinand fut défait, & fesauva à Naples. Tout plia devant le vainqueur, & si le Duc de Calabreav °R djé attaquer Ferdinand dans la Capitale, il étoit perdu. Mais le Prin-CÊ f r ? rente l’en empêcha par des raisons d’intérêt particulier; desorteque Ferdinand, aidé de l’argent de Sforze & du Pape eut bientôt une nou-velle armée, avec laquelle il remporta quelques legers avantages (d).
Tandis que le Duc de Calabre étoit occupé dans le Royaume de Naples, Révolutionu y eut une nouvelle révolution à Genes. Les Partis opposés íe réunirent à g«j«.pour en chasser les François, ce qui leur réussit malgré le secours que René u61 *d Anjou y amena de France.
Dès le commencement de son Pontificat, Pie II. avoit envoyé aux Rois Aniajsa-Chrétiens d’Arménie & de Mésopotamie un certain Cordelier , nommé à" d '°'L°uis, pour engager ces Princes à prendre les armes contre les Turc.-.™ 6 ”* aa*-ouis arriva de fa Légation peu de tems après que le Pape fut de re - 1 ® '
GUr de Mantoue, H étoit accompagné des Ambassadeurs de plusieursirinces de l’Qrient. Ils avoient pris leur route par la Colchide & la
(e) Comm. Pii II. L. III. ( c ) f Mina in Pio II.
Les mêmes. (-Y Gimmt L. XXVII.
Aaa a