Buch 
32 (1769) L' histoire générale d'Italie depuis la ruine du royaume des Lombards jusqu'à notre tems, avec celle des papes qui on occupé le siège de Rome
Seite
372
JPEG-Download
 

37» H I S T 0 1 R E G E N E R M L E

Sêction Scythie, & avoient- traversé la Hongrie & l’Allemagne, & s’étoîenS'Viií- rendus par Venise à Rome. Le Pape leur donna audience dans an Con-SiudeM 0 ^i i!s s’engagîrenc à attaquer les Turcs avec une armée de douzefuis l’on mille hommes, pendant que les Européens les attaqueraient d’un autro1430 jus* côté. Pie II. toujours zélé pour la croisade, les envoya en France, pourqu’à i’an engager le Roi de France & le Duc de Bourgogne à seconder leurs el*i%11 ’ forts. A leur réquisition, il donna le titre de Patriarche au Moine qui

coaduifoit. S’étant rendus en France, ils ne purent rien obtenir da Roi,ni du Duc de Bourgogne , mais ils amassèrent beaucoup d’argent par voi“d’aumônes. Le Pape ayant été informé, que ie Cordelier étoit un impos-teur , auffi bien que ceux qui l’accompagnoient, & qu’il s’étoit fait ordon-ner Prêtre & sacrer Evêque à Venise, par quelques Prélats qui ignoroiestses impostures, écrivit au Patriarche de Venise, pour faire arrêter cfffourbe. Mais il se sauva par la fuite avec ses compagnons (a).

.tègtt en Charles VII. étant mort, Louis XI. son fils lui succéda. Le Pape lui'ïraua. envoya un Légat pour le féliciter de son avènement à la couronne. LeLégat avoit commission d’engagsr ce Prince à secourir les Chrétiens con-tre les Turcs, Si surtout de le porter à abolir la Pragmatique Sanctiondans son royaume. 11 réussit sur ce dernier article à son gré éc Louis pro-mit de se conformer aux intentions da Pape, auquel il écrivit pour rassu-rer, qu’il aboliroit la Pragmatique Sanction, ot qu’il* rendroit au SiègeApostolique la même autorité en France, qu’il avoit eue fous le Pontificatde Martin V ( b ). Un grand nombre de Prélats <St l’Univerilté de Paris 1s’opposcrent à subrogation de la-Pragmatique Sanction-, ensorte qu’ellecontinua à servir de réglé.

Mejìntciii- La bonne intelligence entre le Pape H le Roi de France ne dura pa*gmee entre longtems. A u commencement de l’année 14.6 i , Louis envoya une céle-ííTeViMe" k* re Ambassade à Rome, qui confirma l’abolition de la Pragmatique Sanc-'1462? ' àn, mais demanda en même tems que le Pape abandonnât les intérêts de*Ferdinand & se déclarât pour le Duc de Calabre. Pie II. ne put s’y'résoudre, mais offrit de ne plus secourir Ferdinand, pourvu qu’on cessât-les hostilités, & que René d’Anjou poursuivit son droit en justice réglée.Cependant Louis XI. reçut pluíieurs Lettres de Rome, ou cn lui man-dait que depuis que le Pape avoit reçu l’abolition de la Pragmatique, ilpressoir avec plus d’ardeur la guerre de Naples. Le Roi écrivit là - dessusune Lettre très-forte au Pape, & menaça par son Ambassadeur de rap-peller tons les François qui étoient à Rome. Le Pape ne s’en émût'point , & dit que les François étoient libres de se retirer quand il leur plai-roit, mais qu’il n’abandonneroit point Ferdinand, tant que René ou foQ'fris continueraient la guerre ( c ).

Aïaires de Bientôt Pie II- eut-lieu d’être content de ce côté - là. Ferdinand avofë'

IÇapks. eu le tems de se rétablir de ses pertes., desorte que tout ce que Jean d’An*'jou put faire pendant l’année 1461, ce fut de terminer la campagne fan?aucun désavantagé marqué, après avoir livré divers petits combats. IImoins heureux Tannée suivante ; l’armée de Ferdinand T attaqua près

O) JSri- Tp- 576, 377- (c) Comment. Pii II. L. VIII.

(>íj Le même, JSp. 3S8.. 4