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32 (1769) L' histoire générale d'Italie depuis la ruine du royaume des Lombards jusqu'à notre tems, avec celle des papes qui on occupé le siège de Rome
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D’I T A L I E. Liv, XXIV. Cil. I. M

d’être sauteur des troubles, 6c il demandoit qu’on envoyât un Légat à l’Etn- Sectionpereur pour être informé de toute l’affaire, ajoutant qu’on pourroit traiter Vin.en même tems de la réduction de la Bohême à la Religion Catholique. Le .

Pape persista dans les ordres qu’il avoit donnés , 6c envoya à l’Empereurun Nonce, qu’il chargea de ne point traiter avec le Roi de Bohême,qu’on i^ 0 j u s-n’eût auparavant levé Je siégé d’Araste. Mais Podiebrad pressa si vivement ïanles assiégés, qu’il les cojitraignit'de se rendre par composition (à). Le Pape 1517 *fit alors solliciter les Princes d’Allemagne de ne point s’oppofer au juge- ‘

ment qu’il alloit prononcer contre le Roi de Bohême. En même tems tousles Seigneurs Catholiques de ce royaume s’étant révoltés contre Podiebrad,furent absous du ferment de fidélité, le Roi fut cité à comparoitre certainjour, ôc le Nonce eut ordre de prendre les armes contre lui, & de publiermême une croisade, s’il étoit nécessaire. Podiebrad méprisa la citation,deforte que le Pape le déclara convaincu de parjure, de facrilege, & d’hé-résie, & prononça contre lui la sentence d’excommunication. 11 différanéanmoins la publication de ce décret, de peur qu’on ne s’en moquât s’ilh’étoit pas exécuté, & personne ne vouloit se charger de l’exécution. L’Em-pereur n’avoit aucune envie de rompre avec le Roi de Bohême ; les Roisde Pologne & de Hongrie avoient assez d’occupation chez eux & contreles Turcs, & les Grands de Bohême n’étoient pas assez puissans. A la finle Cardinal Carvajal représenta qu’on devoit laisser quelque chose à Dieudans les grandes affaires, deforte que le jour de Noël le Pape prononça lasentence qui privoit le Roi de Bohême du royaume comme hérétique, &dispensoit ses sujets du ferment de fidélité (ô).

François Sforze mourut au mois de Mars de cette année, âgé de soixan- Mort dute-cinq ans & Galéas son fils aîné lui succéda. Duc de

L’année suivante Je Pape envoya un Légat en France, pour obtenir du Milan.Parlement de Paris qu’il vérifiât les Lettres patentes du Roi , qui abolis- Légat ensoient la Pragmatique Sanction. Son voyage fut infructueux, car l’Univer- France.íite en appeliaau Concile général, & demanda acte de son opposition (c). 1467 •

Quand on eut appris en Bohême l’excoinmunication de Podiebrad, les La coumi-Catholiques envoyerent des députés à Casimir Roi de Pologne, pour lui ne de Bo -offrir la couronne, les Nonces du Pape se joignirent à eux. Mais Ca-fimir, qui appréhendoit d’entrer en guerre avec Podiebrad, déclara qu’ilmlloìt travailler à réconcilier ce Prince avec le S. Siégé. 11 députa quel-ques personnes au Roi de Bohême, qui répondit qu’il n’avoit rien faitcontre le Pape, qu’il avoit reçu le Concordat fait avec son prédécesseur& le Concile de Basic $ que si par hazard il avoit manqué en quelquechose, il prenoit Casimir pour arbitre. Les Catholiques ne voulurentpoint le reconnoitre pour arbitre , fans l’avis du Pape. Cependant onconvint d’une trêve de cinq mois (d).

Pendant ces négociations en Pologne, l’Empereur, sollicité par le Pa-pe , assembla une Diete à Nuremberg. L’Evêque de Ferrare , Légat du, a Pe> représenta le risque que couroient les Catholiques de Bohême, quis ctostnt soustraits à í’obéiísance de Podiebrad , s’ils n’étoient secourus par

L d, Hist - Boem - c ‘ 30 . Papiens Comm.C bj PapienJ. lìp. 262.

(c) Spondan. annal. 1467. n. 3 -

(d) Cont. de Fleuri T. XXIII- p. 266.

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