Buch 
32 (1769) L' histoire générale d'Italie depuis la ruine du royaume des Lombards jusqu'à notre tems, avec celle des papes qui on occupé le siège de Rome
Seite
407
JPEG-Download
 

m T A L T E. L IV. XXIV. Cií. 1'

407

Eaênza procura à César Borgia le titre de Duc de Romagne, que son pere Sectio^lûi donna en plein Consistoire. II marcha ensuite avec son armée vers Hi ^ 0 f r sBologne, dont il se proposoit de s’emparer pour attaquer ensuite la Répu- d > ItaUeClique de Florence. Mais il reçût un Courier de la part du Roi de France, dtpuis l’ai

qui lui défendoit d’inquieter la ville, de Bologne, & Jean Bentivoglio, H 3 0 /«/-

qu H avoit pris lous la protection, cet uriue ujagnna rorc 1e c/uc ; u 1e “ 'réduisit à faire un traité avec Bentivoglio , qui s’engagea de lui donner 1517

passage & des vivres dans le Boulonnois ; de lui payer neuf mille ducatstOuz les ans & de lui fournir un certain nombre d’hommes d’armes & d’in*fanterie pour "expédition de Toscane.

Ce renfort remplaça les François, qui avóient été joindre l'armée du Traité deRoi, destinée à entrer dans le royaume de Naples. Louis avoir conclu partage eu-l’année précédente un Traité avec Je Roi d’Espagne, par lequel ils parta- xn «Msgeoient le royaqme de Naples entre eux. Le Pape confirma ce Traité, r 0 ì #Es*au grand étonnement de toute l’Jtalie, & donna l’investiture de la Fouille pagne.

H de la Calabre au Roi d’Espagne, & celle du reste du Royaume au Roide France avec le titre de Roi de Naples & de Jérusalem (ct). Frédéricfut consterné quand il apprit cette nouvelle , parceque le Roi d’Espagneavoit envoyé un gros corps de troupes dans Tes Etats, pour s’opposer aux'François, qui s’étoient avancés jusqu’à Rome. Ce malheureux Prince,ayant ainst un puissant ennemi dans le cœur de son royaume , & étantwénacé par un autre au dehors, se retira à Naples. En attendant le Géné-ral Espagnol s’occupa à soumettre la Calabre & la Fouille. Les Françoiss’étant mis en posseffion d’Averse, de Noie & de plusieurs autres Places,attaquèrent Capoue, qu’ils prirent d’assaut (b). Le Duc de Valentinois fétrouva à la prise de cette ville. II avoit fait un traité d’alliance défensiveavec les Florentins, laissé son armée aux environs de Piombino, & était venujoindre l’armée Françoise avec ses gardes,en qualité de Lieutenant du Roi.

II se réserva quarante des plus belles Religieuses (c). Frédéric abandonna'

Naples qui se rendit aux vainqueurs. Peu après ce Prince outré contre leRoi d’Espagne, céda tous ses droits à Louis XII. & passa avec fa familleen France , où le Roi lui donna le Duché d’Anjou , & une pension detrente mille ducats (4).

Pendant ce tems-Ià le Pape poussoit ses succès avec un bonheur con- Succès dustant. S étant empare de tous les Etats des Colonne & des Savelli dans le Pa P e à? duterritoire de Rome, il en donna une partie aux Ursins & l’autre à son fils de .Celui-ci fit marcher une nouvelle armée pour faire la conquête de Piom-bino. Le Seigneur de cette ville fit demander du secours aux Génois, &offrit même de vendre tout son Etat à cette République ; mais pendantqu’ils sollicitoient le consentement du Roi de France , Piombino se renditau Duc de Valentinois {e)\ Le Roi de France, qui vouioit complaire enîout au Pape, engagea le Duc de Ferrare à marier Alphonse son fils avecRucrece fille d’Alexandre. Le Duc consentit à cette alliance pour garantir- '

G) Gixnnoni L. XXIX. Ch. 3. (t) Bartholi. Sennrega de reb. Genuens.

00 Le même. ap. Muratorì T. XXIV. p. 574- Guichar*

V ) Guichardin L. V. ubi su p.

C'O damons & Guichardin I. c.

Eee 3