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Sbctioîj ses Etats de Tambition de Borgia. Le Pape donna à sa Mie pour dot cesit,^ nI - mille ducats, & cent - onze-mille en joiaux. Elle arriva à Ferrare le pre-^Italie de -™ er de Fevrier de Tannée suivante, où elle fut reçue avec beaucoup depuis l'an magnificence. Peu de jours après le Nonce Apostolique donna à Alphonse143 o jus- Tinvestiture de Ferrare, & le créa Chevalier de Saint Pierre (a).
.qu'à l’an L’Empereur Maximilien avoit envoyé à la fin de Tannée 1501 deux
_Ambassadeurs en Italie, pour traiter avec le Pape & les autres Princes au
Traité du sujet du voyageê qu’il avoit dessein de faire à Rome pour y recevoir laRoi de Couronne Impériale. Comme d'ailleurs il refusoit de donner TinvestitureFrance avec Duché de Milan au Roi de France, & que celui-ci apprit que la Rc-tìns. Uren ' publique de Florence avoit promis du secours à TEmpereur quand il seroitj’soî. en Italie , il appréhenda qu’elle ne se jettât tout - à - fait dans le parti deMaximilien. C’est ce qui le détermina à faire avec les Florentins un nou*veau Traité à des conditions avantageuses pour eux, & il envoya un Hé-raut au Duc de Valentinois pour lui défendre de les inquiéter. La villed’Arezzo venoit de se révolter contre les Florentins & le Duc avoit si nonexcité, au moins appuié cette révolte. II se mit en campagne immédiate-ment après, surprit Cagli, ville du Duché d'Urbin, & se rendit prompte-ment maître de tout le Duché ; bien que le Duc se fût accommodé depuispeu avec le Pape , fur les différends qu’il y avoit pour le cens. Aprèscette conquête, il s’introduisit dans Camerino à la faveur d’une intelligen-ce, se saisit du Seigneur & de seS deux 61 s, L lesfit étrangler tous trois (b)-€c Prince Ce procédé allarma les Ursins & plusieurs autres Seigneurs qui servoientse déclare dans son armée, qui voyant que son ambition n’avoit point de bornes,glíf §? f' craignirent d’avoir le même fort que les autres. Leurs frayeurs se calme»racommíde rent un peu à Tarrivée du Roi de France en Italie. II envoya quelquesavec lui. troupes du côté de Florence, pour reprendre quelques places qui apparte-noient à cette République, dont un des Capitaines de Borgia s’étoit empa*ré. Louis dit même publiquement qu’il vouloit marcher en personne con-tre le Duc de Valentinois & lui enlever ses conquêtes. Cependant cePrince s’étoit rendu à Ast, où il reçut les Ambassadeurs de tous les Princes& de toutes les villes d’Italie, qui se fiatoient qu’il tourneroit ses armescontre le Pape & le Duc de Valentinois. Mais le Pape gagna le Cardinalde Rouen Favori du Roi, en lui accordant la Légation de France encorepour dixhuit mois. Le pere & le fils promirent auffi d’appuier Louisdans la guerre de Naples, & de ne point favoriser Maximilien qui formoicdes prétentions fur le Milanés, comme étant un fief de T Empire. Le Roise lia donc de nouveau avec eux; & le Duc de Valentinois se rendit au-près de lui à Milan, & Louis le reçut avec des honneurs extraordinaires,à la grande mortification de tout !e monde (c).fjguecon- Quelque tems après on apprit que le Roi avoit promis d’affister le Ductre ie Duc pour faire la conquête de Bologne, & pour dépouiller divers Seigneurs depleurs biens. Toute TItalie fut allarmée & craignit pour fa fureté. Les Vé-Trouve^mo- àiens firent de forces remontrances au Roi fur la protection qu’il accor-yen de la doit à un tiran tel que Borgia. Les Dr fins L les autres 5 eígneurs, dontrempre. quelques - uns etoient à la solde du Duc; se liguèrent ensemble contre lul,
(s) Les mômes, (p) Guicìiardin ubi íup. (c) Le même.