D’I T A L I E. Lrv. XXIV. Cil. I. 421
rie & de près de deux mille hommes d’armes, pour chercher l’ennemi & Sectiokle combattre. Les Confédérés qui étoient plusfoibies, évitoient une ac-tion décisive, attendant que les Ilois d’Angleterre & d’Arragon eussent d'italkporté la guerre en France. Gallon entreprit d’affieger Ravenne, ce qui depuis Vasobligea les Confédérés à bazarder une bataille. Elle se donnale onzième d’A* 14.30 jus-vril; les François remportèrent une victoire complette, mais qui leur couta V*’à Vancher, car ils perdirent leur Général Gallon de Fois, & suivant quelques W-Historiens dix mille hommes ; mais Gaichardin (a) n’en compte qu’un peuplus de trois mille & sept mille du côté des Confédérés. La Palice,qui pritle commandement de l’armée, se rendit maître de Ravenne,de même quede Rimini, de Forli, d’Imola & de Cesene, dont le Cardinal de Saint-Severin prit possession au nom du Concile de Milan (p). Comme l’arméedu Pape étoic presque encierement ruinée, & que le Cardinal de MedicisLégat de Jules étoit prisonnier, si le Général François avoit marché droità Rome, il s’en scroit vraisemblablement rendu maître, tant la consterna-tion du Pape & des Cardinaux étoit grande. Les Cardinaux conjurèrentJules de faire la paix avec le Roi de France, mais au bout de quelques jours,il résolut de continuer la guerre , parcequ’il apprit que l’armée Françoiseétoit fort affoiblie, & qu’il y avoit de la mésintelligence entre le Cardinalde Saint-Severin & la Palice. il avoit cependant fait venir ses galères àOstie pour se sauver en cas de besoin. Ce fut vers ce tems-Ià que le Con-cile de Milan le déclara contumace & suspendu du Pontificat. Ce Con-cile avoit tenu huit sessions fans faire rien d’important, & ne s’étoit pasacquis une grande autorité dans la Chrétienté.
Bien que le Pape semblât être réduit à la plus grande extrémité, il de- La face desvint bientôt plus redoutable que jamais. La Palice , au lieu de marcher à a ff airesRome, fut rappel lé dans le Milanés pour faire tête aux Suisses, & Louis clian &'XII. fut obligé de rappelles une partie de ses troupes d’ítalie, parceque lesEspagnols & les Anglois se préparoient à entrer en France. Tout cela fitreprendre courage au Pape, desorte qu’il procéda le 3 de Mai à l’ouverturedu Concile de Latran & le 10 du même mois íe tint la premiere Session,àlaquelle Jules présida, on y nomma les Officiers du Concile, Dans la se-conde tenue le 17, on condamna le Conciliabule ou l’Allemblée Schis-matique.de Pif e , & on décerna des censures contre tous ceux qui y adhé-roient directement ou indirectement. On renvoya la troisième session aumois de Novembre (e). Cependant le Pape rejetta ouvertement les con-ditions de paix qu’il avoit luì-même proposées au Roi de France, & quece Prince avoit acceptées. II donna mêine contre Louis un Monitoîre, parlequel il le sommoit de mettre le Cardinal de Medicis en liberté fous peine^excommunication ; mais il en suspendit la publication sur les remontran-ces réitérées du Sacré College (d). Medicis avoit été conduit á Milan, &là on le reconnoissoit pour Légat Apostolique , au mépris du Concile de Pi-se. U s’occupoit à débaucher les soldats François à qui il donnoit l’absolu-tion pourvu qu’ils promissent de ne plus servir contre f Eglise (e).
(a) Guichardin 1 . c, XXV. p. ?i6 & suiv.
{b) ì.e ìrême. ílift de Venise uìn fup. p. ( d) Hisl. de ia Li^ue de Cambrai T. IL
24S-Z42. Hiít. de la Ligue de Cambrai. I. p 99. ; co' J* 77-88. (ej La même.
\ e J Guichard. 1 . c. Cont. de Fleuri T.
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