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IX,Histoired'Italie de-puis st an15'st /«/.qistà st an15 . 63 *
Conduiteéquivoquedu Pape.
Il conclutun Traitéavec st Em-pereur
152 9.
Traité deCambrai.
4U HISTOIRE GENERALE
commettoit toute sorte d’éXtè's dans Rome, quittèrent cette ville poural*ler au secours de Naples; avant que de partir, non contens d’avoir dé-. pouillé Rome de ses plus beaux ornemens, les Allemands se firent payerdeux montres. . Leur jonction avec les Troupes Napolitaines n’arrêta p3 sles progrès de Lautrec; après avoir conquis un grand nombre de villes, dvint investir là ville de ,Naples vers la fin d’Avril. Ce fut - là l’écueil de ( aprospérité. Pendant le'íiegé, qui dura quatre mois, la peste se mit dansíòn armée.en emporta la plus grande partie ; lui-même en mourut.Les troupes qui restoient se retirerent à Averse où les Impériaux les affie*gèrent, & lès obligèrent de se rendre à des conditions fort désavantagea*ses.' Peu •aRparjfcyant André Doriaétoit passé au service de l’£mpereur,&avoit fait soulever Genes contre la France.
Le Pape quiVétoif retiré a Viterbe, avoit recouvré quelques-unes desPlaces, dont on c’étoic emparé pendant fa prison , & au commencementde la campagne il paroissoic disposé à se déclarer pour les Confédérés.Mais au fond il ne pensoit- qu’à rétablir sa famille dans Florence. II s’ex-cúsa donc envers les Alliés & pour les empêcher de pénétrer ses vues, il n eparioit que de féforjper l’église, & de la résolution où il étoic d’aller lui-même én Allemagne pour s’oppdser.aux progrès du Luthéranisme. II n’eNavoit néanmoins nullement le dessein, & pensoit principalement aux affai-res d’ítalie. Comme les François tenoient encore plusieurs Places dans 1?royaume de Naples, il continua de dissimuler avec les Confédérés, & en*gagea le Roi de France, de le seconder dans le dessein qu’il avoit de por-ter Les Vénitiens de lui rendre Cervia Sc Ravenne. Dans le même teins unégocioit toujours avec l’Empereur, de qui il attendoit de grands avanta-ges. Ce Prince Sc son frere Ferdinand Roi de Hongrie avoient protest 2contre le renvoi de l’affaire du divorce de Henri VIII. en Angleterre»lorsque Clément vit les affaires de l’Empereur tourner heureusement eCtItalie, il envoya un Nonce au Cardinal Campege, chargé de lui remetts 2un ordre de brûler la bulle favorable à Henri, après quoi il évoqua l’affair 2du divorce à soh tribunal (n), ce qui irrita fort le Roi d’Angleterre.
Peu de tems après le Pape'conclut la paix avec l’Empereur à BarceloneCe Traité qui fut conclu à la fin du mois de Juin portoit, que le Paf 2donneroit à l’Empereur l’investiture du royaume de Naples, fans autre re-devance que celle d’un cheval blanc tous les ans ; il lui accordait le .PatrO'nage de vingt • quatre. Eglises de çe royaume, Sc s’engageoit à lui don»^la Couronne Impériale, ëc à ses troupes la liberté du passage par l’E^Ecclésiastique. Charles V. de son côté promettait de rétablir à FloresAlexandre de Medieis , neveu du Pape, de lui donner en mariageguérite fa fille naturelle, avec une dot de vingt-mille ducats de rente,d’aiJer le Pape à recouvrer les villes de Cervia, Ravenne, Modene, R 2 ^gio Sc Rubiera ik à soumettre Ferrare. Enfin on convint que st les L atfiériens persistaient dans leur opiniâtreté , le Pape empioieroit pouf 1 :réduire les moyens spirituels, & Charles & Ferdinand la voie des armes L F
Bien que les affaires du Roi de France, fussent comme minées en I^f-’l’Empereur ne laissa pas de conclure avec lui un Traité de paix à Cambrs -
(a) Guìchard L. XIX. (b) Le môme. Durant Corps Diploin. T. IV*