D’ I T A L I E. L iv. XXIV. Ch. I. 4 §5
-endre un compte exact au Pape de tout ce qui s’écoit paíTé & de ce Sectionqu’ils appréhendoient pour l’avenir (a).
( Cependant les mécontentemens redoubloient, de même que les plaintesréciproques des Romains contre les Peres du Concile & de ceux - ci Pancontre les Romains. Le Pape avoit beaucoup de chagrin de tout ce qui 1517 jus-te passoit ; il voyoit que l’Empereur cherchoit à plaire aux Allemands,
dans la vue de faire élire son fils Roi des Romains, & que le Roi de _
France étoit prêt d’être obligé de s’accorder avec les Huguenots ; après Lg Pa . )gquoi les Evêques François se rendroient promptement au Concile, s’y propose umjoindroient aux Espagnols, & feroient encore de nouvelles propositions HpM e contrecontre l’Autorité Pontificale. Pour conjurer la tempête qu’il voioit s’éle- J" Pro ì%ver, il résolut de lever quatre mille Suisses & trois mille hommes de Ca-Valérie Allemande. II envoya à Avignon NicolasGambara avec cinq-cens J J n bafra-fantaslms & cent chevaux légers. 11 donna de l’argent au Duc de Savoye à» N dtPour demeurer armé, & s’opposer aux Huguenots en cas qu’ils entrepris-/" Légatssent d’entrer en Italie. II projetta austi de faire une Ligue défensive avectoutes les Puissances Catholiques contre les Protestans. Mais il ne réussitPoint dans ce projet ; tous les Princes avoient des raisons particulières quiJes détournoient d’entrer dans cette Ligue, & ils en alléguèrent une com-mune , qui étoit que cela arrêteroit les progrès du Concile. II est vraique plusieurs étoient persuadés que le Pape n’en auroit pas été fâché, &il donna même lieu de le penser en proposant dans un Consistoire de fairedéclarer la continuation du Concile & de décider lui-même le point de larésidence , mais la plupart des Cardinaux l’en détournèrent. II ne puts’empêcher néanmoins de fe plaindre de tous les Ambassadeurs, & parti-culièrement de Lanssac Ambassadeur de France, qui avoit, disoit-il, diten présence de plusieurs Prélats, qu’il viendroit tant de Prélats de Fran-ce & d’Allemagne, qu’ils chasseroient l’Idole de Rome. II fe plaignaitaussi de ses Légats, disant qu’ils étoient indignes de la Pourpre ; le Car-dinal de Mantoue étoit spécialement l’objet de son indignation ; mais à1 arnvee du député des Légats il s’appaifa (b) , & leur laissa la liberté d’a-gir suivant leur prudence. w
On tint nombre de Congrégations fur la matière du Calice , & plusieurs Continue.-des Peres etoient d avis qu on pouvoit en accorder l’usage aux Laïques, tim dupuisque les Protestais non seulement, mais quantité de Catholiques le de- 'Concile,Mandaient avec empressement. Les Légats eux-mêmes se sentirent por-tés à l’accorder à l’Allemagne sous ch- certaines conditions. Les Ambassa-deuss de l’Empereur présencerent un Mémoire fur ce sujet ; ceux de Francecn firent autant. Les Légats tâchèrent d’engager les Impériaux à consen-tir qu’on remit à une autre fois la décision de cette matière. Les Ambassadeursconsentirent qu’on omît ce seul point, pourvu que ce délai fût marquédans le Décret, & qu’on promît de décider la chose une autre fois. LesFrançois y acquiescèrent aussi. Cependant les uns & les autres tâchèrent. engager les Peres à ne rien décider dans la session prochaine, mais ce futfutilement. La session se tint le 16 de Juillet, on. y lut quatre Chapitres° u chant la Communion, & ensuite un autre Décret par lequel on ren-te) Le même, § XXIX.
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(b) Le même,