Buch 
32 (1769) L' histoire générale d'Italie depuis la ruine du royaume des Lombards jusqu'à notre tems, avec celle des papes qui on occupé le siège de Rome
Seite
524
JPEG-Download
 

!

,V 5H

HISTOIRE GENERALE

Section de Bourbon, où il combloit de louanges le Duc, il le comparaît â ces an»n .£\ ciens Machabées défenseurs du peuple d’Israël & l’exhortoit à continuer(f itaì'it de- avec un coura g e invincible à combattre glorieusement pour la cause de lapuis l'an Sainte Eglise. II ajoutoit, qu’il avoit jugé à-propos de donner la qualité156+ juj- de Légat à latere à Jean François Moroíinì Evêque de Brescia, qui étoitqu’i l'an déja en France en qualité de Nonce, les exhortant de se servir au besoin* 23 ‘_de son autorité <St de ses lumières («).

Duc de François de Medicis, Grand Duc de Toscane, étant mort le 9 d’Octo*Guise. bre 1587, avoit déclaré le Cardinal Ferdinand de Medicis héritier de sesU Pape Etats (b). L’année suivante le nouveau Duc pensa à se marier, & à remettre »™ son chapeau de Cardinal au Pape. 11 envoya un Ambassadeur à Rome, quid'iVcan? conjointement avec sAmbaísadeur ordinaire du Grand Duc , présenta sesdesemarier. Lettres au Pape & aux Cardinaux, Sixte lui accorda fa demande , & luipermit de se marier, vu qu’il n’étoit pas encore entré dans les ordres sa-crés. Les Ambassadeurs en remercièrent le Pape au nom de leur Maître»& pour marque de fa reconnoiíîance, ils firent présent à l’Êglise de St.Jean de Latran de deux statues d’argent très - bien travaillées, qui repré*setitoient ce Saint (c).

Sa coìere à Henri III. ayant fait tuer le Duc de Guise le 23 de Décembre & le Car»^meurtre c ^ na ' Lorraine son frere le lendemain, écrivit d abord au Marquis dedu Duc r Ae kilam son Ambassadeur, & au Cardinal de Joyeuse, & envoya un Mémoi*Gui je U re où il exposait les motifs de fa conduite. II fit auslì partir Jérôme dedu Cardinal Gondy pour demander en son nom au Pape l’absolution pour la mort dudeLonai- Cardinal de Lorraine (d). La nouvelle de la mort des deux Guises étoit1589. déja parvenue à Rome par d’autres voies. Le Pape, dit - on (e), avoirreçu cette nouvelle íans beaucoup d’émotion , & même en avoit parlé *table avec beaucoup d’indifférence. Le Marquis de Pisani aiant été le len*demain 6 de Janvier à f audience de Sixte n’en fut pas mal reçu, & le Pap efans s’expliquer, ne fit que gémir des maux que la Ligue avoit causés, &blâma les Cardinaux de Pellevé & de Corne qui s’en étoient faits les p a 'trons. Mais il changea bientôt de ton après que l’Ambassadeur d’Efpag nel’eut entretenu. Le lendemain matin, il y eut une conversation fort aig^fentre le Pape & le Cardinal de Joyeuse. Le 8 le Marquis de Pisani #Gondy eurent audience, mais Sixte parut plus irrité que jamais. De Th° u(/) en donne une raison particulière, c’est que la mort du Duc de Guss eavoit fait avorter le dessein du Pape de marier une de fes nieces avec I ePrince de Joinville, fils aîné du Duc, de déposer Henri III. comme io c3 'pable de regner, & de l’enfermer dans un Monastère, pour mettre la co u *tonne fur la tête du Duc. L’Historien ajoute, que les Vénitiens, le Gr an *Duc, & le Duc de Mantoue en avoient donné avis au Roi. Après I aU sdience du Marquis de Pisani & de Gondy le Pape alla au Consistoire, 0il déclama fort vivement contre le Roi de France, en sorte que son diico arfut souvent interrompu, soit que la douleur ou la colere lui ôtassent la voix (ër

(*) De Tkeu L. XCI.

(èj Le même» L. LXXXVIII.

(c) Le même, L. XCII.

(d) Le même, XCIV.

(#5 Lettre do Cardinal de Joyeuse,parmi

celles du Cardinal d’Ossat T. 1 . in ílVa>p. 192. & fuir. Amst. 1722.

(f J De Thou L. XCIV.

(§) Le même.