ÎESTrON
X.
.■Histoire£ Italie depuis l’an
1564 M '
tju’à l’an5S2Z.
Le.Roi sus-pend í'exé-cution del'arrêt.
tentativeen faveurdu Concile4e Trente.1614 &.1615.
554 HISTOIRE GENERA L'E
nation, & les Chambres assemblées le 26 de Juin- condamnèrent le Livre eêtre brûlé par la main du Bourreau , comme contenant des maximes séditieu-ses , tendantes à la Jubverfion des Etats , £? à induire les sujets des R° lSb Princes Souverains & autres d'attenter à leurs personnes sacrées (a). D eS 'que Paul V-fut averti de cet arrêt, il envoya l'Evêque de Foligni à l’Am-bassadeur de France pour en faire de grandes plaintes, & pour charger ceMinistre de prier la Reine defaire casser l’arrêtdu Parlement. L’ Ambassadeur»qui étoit alors le Marquis de Trénel, représenta au Pape l’impossibilité dece qu'il demandoit à la Reine. Le Pape s’emporta & prit le ton de lumenace, mais l’Ambassadeur ne s’étonna point, & lui dit,que si Eopiniopqui permet d’attenter à la vie des Princes, qu’on fait passer pour des ty-rans, s’établissoit une fois , quelque Huguenot fanatique pourroit pentesfaire une belle action en tuant le Pape. Après quelques discours, le PaP eprit enfin la résolution d’écrire au Nonce, & d’envoyer des Brefs auxCar-dinaux de Joyeuse, du Perron & de la Rochefoucault pour leur enjoindrede conférer avec le Nonce sur la satisfaction que fa Sainteté devoit deman-der dans la situation présente des affaires de France. Les Jésuites de Romes’échaufferent encore plus que le Pape & ses Ministres contre l’arrêt daParlement. Comme ces Peres préfèrent l’honneur de leur Société à touteautre considération, il ne tint pas à eux qu’il n’y eut une rupture ouverteentre la France & le Pape. Ils fe donnerent beaucoup de mouvement poufobtenir que l’ínquisition condamnât l’arrêt du Parlement comme hérétiqueen le sciant brûler par la main du Bourreau (b). II fallut pour les arrêter,que le Marquis de Trénel les avertit cju’ils jouoient à fe faire chasser uneseconde fois de France. La Cour enjoignit aussi aux principaux Jéfui teSde Paris d’écrire sérieusement à leurs confrères de Rome , que si le P â P sprenoit quelque résolution violente, le Roi l’imputeroit aux suggestions dela Société, & qu’elle sauroit l’en punir de la bonne maniéré.
Louis X [IL étant devenu majeur au commencement d’Octobre, songesd’abord à donner quelque satisfaction au Pape, il fit dresser dans son Con-seil un Acte, par lequel il déclare que son intention est que l’exécution del’arrêt ne puiffe porter aucun préjudice à l’autorité légitime du Pape, fllaux privilèges du Saint Siégé, que ses prédécesseurs ont toujours reconnu-Le Pape ne fut pas content de cette déclaration, parcequ’elle limitoit ^autorité fur les Rois. II demanda toujours avec hauteur quel’arrêc fût can ejuridiquement, & il fallut user de souplesse <k de prières pour obtenir q ue['exécution en seroit seulement suspendue (t).
La Cour de Rome avoiç tenté inutilement plusieurs fois sous les reg. neprécédens d’obtenir la publication du Concile de Trente. Le Clergé e ^uencore de faire passer cette affaire dans les Etats assemblés à Paris versfin de l’an née. II en dressa un article, qu’il fit proposer par l’Archevêquede Lyon à la Noblesse, qui y accéda. Mais René Pothìer Evêque devais chargé de faire la même proposition au Tiers-Etat, n’eut pas le b 0 ®'heur de le lui faire goûter (d). II y eut enfui te de grandes contestai 10 ffur un article qui avoic passé dans la Chambre du Tiers-Etat, pour ass ur ^
(a) Mercure François T.Iir. p. 305 . 303 .(P) Le F essor T. I. p. 58y-5V3-
(r) Lemêmî, p. 593-50-(û’j Mejcarç François i. ç, p. 49 J
St sid v *