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32 (1769) L' histoire générale d'Italie depuis la ruine du royaume des Lombards jusqu'à notre tems, avec celle des papes qui on occupé le siège de Rome
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ÎESTrON

X.

.Histoire£ Italie depuis lan

1564 M '

tjuà lan5S2Z.

Le.Roi sus-pend í'exé-cution del'arrêt.

tentativeen faveurdu Concile4e Trente.1614 &.1615.

554 HISTOIRE GENERA L'E

nation, & les Chambres assemblées le 26 de Juin- condamnèrent le Livre eêtre brûlé par la main du Bourreau , comme contenant des maximes séditieu-ses , tendantes à la Jubverfion des Etats , £? à induire les sujets des R° lSb Princes Souverains & autres d'attenter à leurs personnes sacrées (a). D eS 'que Paul V-fut averti de cet arrêt, il envoya l'Evêque de Foligni à lAm-bassadeur de France pour en faire de grandes plaintes, & pour charger ceMinistre de prier la Reine defaire casser larrêtdu Parlement. L Ambassadeur»qui étoit alors le Marquis de Trénel, représenta au Pape limpossibilité dece qu'il demandoit à la Reine. Le Pape semporta & prit le ton de lumenace, mais lAmbassadeur ne sétonna point, & lui dit,que si Eopiniopqui permet dattenter à la vie des Princes, quon fait passer pour des ty-rans, sétablissoit une fois , quelque Huguenot fanatique pourroit pentesfaire une belle action en tuant le Pape. Après quelques discours, le PaP eprit enfin la résolution décrire au Nonce, & denvoyer des Brefs auxCar-dinaux de Joyeuse, du Perron & de la Rochefoucault pour leur enjoindrede conférer avec le Nonce sur la satisfaction que fa Sainteté devoit deman-der dans la situation présente des affaires de France. Les Jésuites de Romeséchaufferent encore plus que le Pape & ses Ministres contre larrêt daParlement. Comme ces Peres préfèrent lhonneur de leur Société à touteautre considération, il ne tint pas à eux quil ny eut une rupture ouverteentre la France & le Pape. Ils fe donnerent beaucoup de mouvement poufobtenir que línquisition condamnât larrêt du Parlement comme hérétiqueen le sciant brûler par la main du Bourreau (b). II fallut pour les arrêter,que le Marquis de Trénel les avertit cjuils jouoient à fe faire chasser uneseconde fois de France. La Cour enjoignit aussi aux principaux Jéfui teSde Paris décrire sérieusement à leurs confrères de Rome , que si le P â P sprenoit quelque résolution violente, le Roi limputeroit aux suggestions dela Société, & quelle sauroit len punir de la bonne maniéré.

Louis X [IL étant devenu majeur au commencement dOctobre, songesdabord à donner quelque satisfaction au Pape, il fit dresser dans son Con-seil un Acte, par lequel il déclare que son intention est que lexécution delarrêt ne puiffe porter aucun préjudice à lautorité légitime du Pape, fllaux privilèges du Saint Siégé, que ses prédécesseurs ont toujours reconnu-Le Pape ne fut pas content de cette déclaration, parcequelle limitoit ^autorité fur les Rois. II demanda toujours avec hauteur quelarrêc fût can ejuridiquement, & il fallut user de souplesse <k de prières pour obtenir q ue['exécution en seroit seulement suspendue (t).

La Cour de Rome avoiç tenté inutilement plusieurs fois sous les reg. neprécédens dobtenir la publication du Concile de Trente. Le Clergé e ^uencore de faire passer cette affaire dans les Etats assemblés à Paris versfin de lan née. II en dressa un article, quil fit proposer par lArchevêquede Lyon à la Noblesse, qui y accéda. Mais René Pothìer Evêque devais chargé de faire la même proposition au Tiers-Etat, neut pas le b 0 ®'heur de le lui faire goûter (d). II y eut enfui te de grandes contestai 10 ffur un article qui avoic passé dans la Chambre du Tiers-Etat, pour ass ur ^

(a) Mercure François T.Iir. p. 305 . 303 .(P) Le F essor T. I. p. 58y-5V3-

(r) Lemêmî, p. 593-50-(ûj Mejcarç François i. ç, p. 49 J

St sid v *