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la souveraineté & l’indépendance du Roi. Le Clergé & la Noblesse s’y op- Perronposerent si vivement, que l’article ne passa point , & qu’il fut ôté du c3 " Hi afi ríhier. Le Pape fut si content de ce procédé de la Noblesse & da Clergé, fs tal î equ’il fit expédier le 31 de Janvier 1615 deux Brefs, que son Nonce pré- depuis l’ansema aux deux chambres le 16 de Fevrier; Paul les louoic du zele qu’ils a-1564 /re-voient fait paroitre pour l’autorité du S. Siégé (a). lan
Ce fut en 1015 que Paul V. reçut deux Ambassades qui étoient propres l023 ‘à fìater fa vanité. L’une fut de la part du Roi de Congo, fur la cô.e Oc* Ambajsa-cidentale d’Afrique. Le Chef de cette Ambassade e'coit un des premiers deurs deSeigneurs, accompagné de vingt Gentilshommes & d’un grand nombre de Gîbâdomestiques. Le motif de l’Ambassade étoit de rendre au Pape l’Obédien- J afBn ‘ce, & de lui demander des Capucins. L’Ambassadeur fut très-bien reçu àRome; le Pape le fit loger & défrayer, & lui accorda tout ce que sonMaître lui deraandoir. Mais l’Ambassadeur tomba malade & mourut. IIfut enterré en grande pompe dans PEglife de Sainte-Marie-Majeure (b).
L’autre Ambassade venoit de la part d’un Roi du Japon, dont le Chef étoitun Chevalier Japonoìs, affisté & conduit par le P. Sotelo, Espagnol &
Cordelier de l’Observance. L’Ambassadeur fut reçu avec beaucoup de so-lemnité, raconta quantité de merveilles, & demanda des Millionnaires.
On peut voir les détails dans l'Auteur contemporain cité (e).
On a vu plus haut les démêlés qui s’étoient élevés à l’occasion du Mont- Suite deferrât, fur lequel le Duc de Savoye prétendoit avoir des Droits, & les vues l ’“faire deque l’Espagne avoit. La Cour de Madrid déclara, que le Roi prétendoit ^ n \ 0Uîêtre l’arbitre du différend conjointement avec l’Empereur & le Pape ; qu’ellevouloir qu’en attendant la Princesse de Mantoue fût conduite à Milan, & d’Ajl.que le Duc Ferdinand épousât Marguerite de Savoye sa belle sœur, & que ^4,les deux Ducs licenciassent leurs troupes. Celui de Mantoue chercha à trai- 1<5í5 *uer en longueur une affaire qui lui déplaifoit, & le Duc de Savoye se plai-gnit hautement de la façon dont on lui fesoit la loi. La Régente de Fran-ce , qui ne pensoit qu’aux deux mariages avec l’Espagne, favorisa ouvertementcette Couronne. Elle envoya le Marquis de Cœuvres pour engager les deuxParties à se soumettre, mais Charles-Emanuel évita de le voir & fit denouvelles levées. Cependant il proposa au Gouverneur de Milan un pland’accommodement, qui fut rejetté, & on exigea avec hauteur qu’il désar.mât dans l’espace de six jours. Alors ce Prince rechercha les Vénitiensmais ils exigerent qu’il s’accommodât avec !e Duc de Mantoue. Irrité con-tre l’Espagne, & ne voulant pas plier fous le joug qu’on prétendoit lui im-poser , il renvoya à Philippe 111 . l’Ordre de la Toison & fit une irruptiondans le Mijanés. Sur ces entrefaites la Cour de France envoya le Marquisde Rambouillet à Turin, pour engager le Duc à congédier fc-s troupes,enlui fesant espérer le secours de la France, si les Espagnols du Milanés luifefoient quelque insulte. Mais cet habile Prince sentit que c’étoic se mettrea la merci des deux Couronnes. Le Nonce du Pape lui proposa un autreexpédient, auquel il ne voulut pas entendre, ainsi la guerre continua. L eDuc tâcha vainement encore d’engager les Vénitiens dans son parti; de-°rte qu’il se rendit aux instances du Marquis de Rambouillet & du Nonce
(a) Le même, p. 571-655. II. p. 404 406.
G) Lubat Hist. de l’Jìthiopie Occid T. (c) Mercure François T. IV. p. 398-405.
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