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32 (1769) L' histoire générale d'Italie depuis la ruine du royaume des Lombards jusqu'à notre tems, avec celle des papes qui on occupé le siège de Rome
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606 HISTOIRE GENERALE

Section Le Pape avoir condamné quelques maximes de la Morale des Jésuites,Xl- mais il y a de lapparence que ce nétoic que pour la forme ; car il publia? Italie P eu à tems avant fa mort une bulle, par laquelle il autorisait ce quil y 3depuis 1 l'an de plus impie dans leur doctrine. Par cette Bulle il commande à tous les1623 ;«/' fideies de quelque qualité quils soient, quand ils feroient Evêques & plusquà notre encore & quand même ils feroient Cardinaux, sils écrivent déformais furtems la matière de lAttrition , en composent des Livres, prêchent ou enfei-Bulle jcan - g nent *V r ce ^ijet, de n'être pas si hardis de noter de censure lun ou lau-daieuje qu'U tre sentiment, soit celui qui nie la nécessité de quelque amour de Dieu danspublie. lAttrition, conçue par la crainte de lenfer, soit celui qui laffirme, jus*

quà ce que le Saint Siégé en ait autrement défini. Cest- déraciner lavraye piété du cœur, Òc donner pour problématique un sentiment expiiq ueen termes clairs dans toute lEcriture (a).

Reliques de .Vers la fin de son Pontificat Alexandre VII. envoya en France troisCarton. caisses de Reliques, accompagnées dune Bulle, qui difoit, quo n pouvoiren toute fureté les exposer à la vénération du peuple. On ne laissa pas deles visiter, & un Médecin découvrit quune tête, qui avoit pour inscrip-tion , Caput SanEti Fortunati , étoit de carton. Ayant été jettée dans seauchaude, la peinture seffaça & le carton fe détrempa. Le Médecin en fit

son Procès Verbal, mais par une Lettre de cachet il lui fut défendu de le

montrer fous peine dêtre envoyé- à la Bastille (b).

Mort âW- Alexandre VIL mourut le 22 de Mai i 66 j , dans la soixante-neuvièmelexandre année de son âge & la treizième de son Pontificat , odieux au peuple, dontVU. si avoit trompé les espérances, < 3 c que fa famille avoit pillé cruellement. Pétoit de moyenne taille, assez bien fait, & avoit la physionomie agréable*Dailleurs on laccufe davoir été ingrat, timide & hypocrite , dune amsbasse & lâche, tout occupé du soin denrichir fa famille j vain, orgueilleux,envieux, menteur, & sétant fait un jeu de la religion. Dailleurs il étoitpassablement lettré , il aímoit les Sciences & à sentretenir avec des gensdoctes. II aimoit la pompe des Bâtimens, & il ne tint pas à lui que I 3ville de Rome ne devint également magnifique & régulière quant aux rue®& aux places. Le mal étoit, que ces dépenses épuifoient la Chambre Apo-stolique , & quen ordonnant la démolition de plusieurs maisons qui cho-quoient la symétrie, il ruinoit les Propriétaires (c). On prétend , q u 11avoit improuvé les cruautés exercées furlesVaudois des Vallées de Piémont ,mais cétoit une nouvelle de Gazette (d). Si lon en croit Sorbiere, il étoitfort débonnaire, & il en allégué pour preuve, quun jour quelques Gentils-hommes Anglois sétant mêlés parmi ceux qui alloient à genoux lui faire I 3révérence, Ói ayant appris deux quils étoient Protestans, il leur dit d'uUvisage riant, Levez-vuus ; je ne veux point que vous commettiez , selon votifopinion , une idolâtrie (e). On prétend quAlexandre Vil. étoit parent deMahomet IV. Voici comment. Des Corsaires Turcs ayant pillé un Châ-teau du Territoire de Sienne lan iF2y-,y trouvèrent Marguerite Msrfi* 1 »quils réservèrent pour le Grand Seigneur Soliman ; elle fut mere de Seh 31

Ça) HeydeggerHíst.duPapat p.II p.257. Rom. Apud B ay le Art. Chigi (Fabio)-

(b) Politique du Clergé de Fiance, p. 69. Çd) Courcelles , Iip. Prœtt. & Erud. v

Edit. de 1682. p. 876. in foi.

(c) Ang. Corrarh Relaz. de b Corte (e) Bayle 1. c. Rem. (I).