D’I T A L I E. Liv. XXIV. Cil. I. 607
II. de qui Mahomet IV. descendoic en ligue droite. Or Marguerite avoit Sectionun frere nommé Léonard Marsili, lequel eut un fils nommé César, qui fut XI.pere de Laure Marsili mere d’Alexandre VII («). _ d-itaïu
-te Conclave qui suivit la mort de ce Pape ne fut pas sans intrigues, par depuis*l'onla diversité des Factions.Cependant il ne dura pas longtems, on se réunit 1623 jus-en faveur de Jules Rospigliosi, qui fut élu Pape le 20 de Juin sous le nom ?«’<* notrede Clément IX. fans avoir ni brigué , ni recherché le Pontificat ( 5 ). Sa temS -famille étoit une des plus considérables de la ville de Pistoye en Toscane. Eie&iondeII étoit né dans cette ville en róoo. II aima la Poésie & eut divers em- Clémentplois considérables. Urbain VIII. le fit Auditeur de la Légation du Car- IX.dinal Barberin son neveu, en France, & l’envoya ensuite Nonce en Espa-gne , où il fut continué durant onze ans, quoique cette commission ne soitordinairement que pour-trois ans. Après la mort d’Innocent X. le Collegedes Cardinaux le nomma Gouverneur de Rome, & Alexandre VII. le fitCardinal dans fa premiere promotion, & lui donna ensuite la charge deSecretaire d’Etat, ik ce fut par tous ces degrés qu’il parvint à être sonsuccesseur (c).
Le nouveau Pape, considérant les désordres où l’Etat se trouvoit, s’ap- cmmencetpliqua tout entier à en prendre connoissance, ik à chercher tous les moyens mens de find’y remédier. II y travailla de cœ^r & on ne remarquoit en lui que de Pontificat.bonnes intentions ; mais il manquoit de fermeté, il étoit trop indulgent pourles Grands, ik pour ceux à qui il croioit avoir de l’obligation. Comme lesFinances sont le principal soutien des Etats, le Pape jetta d’abord les yeuxfur la Chambre Apostolique, qu’il trouva en risque de faire banqueroute jparcequ’il n’y avoit ni fonds ni assignations suffisantes pour soutenirles Montisles & satisfaire à ses autres Créanciers. Dans le désir ardentque Clément IX. avoit d’y remédier, il prit pour maxime, mais maximetoute opposée à celle de ses prédécesseurs, de ne faire aucun avantage con -sidérable à ses parens ; en quoi il se trompoit ; parceque Tailleurs il se ré-pandoit en libéralités à i’égard de certaines personnes, qui ne lui en avoientque peu d’obligation, & cette conduite ne pouvoit manquer d’attirer lahaine de la populace fur ses neveux, qui les croiroit enrichis des bienfaitsdont les autres profitoient. Dès les premiers jours de son Pontificat, ilétablit une Congrégation dcllo cigravio qui ne produisit pas l’effet qu’on enespéroit, parcequ’elle se trouva composée de Cardinaux & de Prélats, quin’étoient nullement verses dans les Finances. Toutefois elle s’attira l’esti-me du Public. Mais les personnes intelligentes jugèrent, que ce n’étoit pointencore là le vrai moyen de parvenir à ce qu’on proposoit pour le sou-lagement des peuples (d).
Un autre désordre auqueî Clément IX, fut fort sensible, c’étoit l’igno- $ es Miajprance de la plupart des Prélats, parcequ’il étoit obligé de n’emploier qu'eux ms.dans le maniment des affaires, la coutume de la Cour de Rome étantde ne donner les emplois qu'à ceux qui sont dans ce rang , & que laPrélature ne soit le partage que des gens qui ont du bien : cependant lePape avoit une forte d’obstinacion à ne vouloir pas changer les chargés
(a) Le même, Rem. (K) 486, 487.
(h) Hist, des Conclaves T. II. p. 188 (d) Nodot Relat. de la Cour de Rome P,
(O Contin. de JV;e?,eiay, T. XIII. p. I. P 90-94. Paris 1701.
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