HISTOIRE GENERALESïcnoa Roms, que quand Odescalchi fut promu au Cardinalat, il lui fallururc*XI. Maître pour lui en apprendre ce qui étoïc nécessaire pour officier aexœ'î' 0 )™d g ran< ^ es Messes. La Théologie lui étoit auíìi entierement inconnueptiiîi'm ( ct ) o'est ce qui rend vraisemblable ce que disent quelques Auteurs, que fa-1623 jus- premiers profession fut celle des armes, qu’il porta pour le service du Rçirsà notre d’Espagne contre la France. Il y fut blessé d’un coup de mousquet à l'é"ismS ‘ paule, ce qui lui fit quitter le métier pour embrasser l’étac ecclésiastique(L). Un autre Auteur prétend, qu’ayant résolu de prendre l’épáe, il pnïla route de Naples pour y acheter quelque emploi militaire. Qu’en passantà Rome, le Duc d’Anticoîi le vit par une fenêtre, & frappé de fa figurésouhaita de sentretenir. Que dans cette conversation le Duc , qui lui voioitun flegme à toute épreuve, & un sérieux à ne pouvoir être démonté prktoute la joie du monde, lui conseilla de se donner à l’Eglise. Qu’Odescal-chi goûta les raisons de ce Seigneur, se fixa â Rome, & obtint la Pré-lature (c). Urbain VIII. le fit Protonotaire Apostolique, ensuite Présidentde la Chambre & Commissaire de la Province de la Marche, & puis Gou-verneur deMacerata. Son honnêteté, fa douceur & son humeur géné-reuse lui firent des amis importuns; ensorte qu’à son retour, il fut faitClerc de la Chambre par Innocent X. II est vrai qu’il obtint ce poste pafun trait fort singulier. Dona Olympia marchandoit une belle & riche ar-moire d’argent, qu’elle admirait fort, mais elle la trouva trop cherepour une -pauvre veuve comme elle. Odescalchi qui étoit présent, alla -trouver l’orfêvre, acheta cette belle piece huit mille écus & l’envoya 2Dona Olympia. Frappée de cette générosité, elle demanda aa Pape &obtint pour lui la place de .Clerc de la Chambre (d ). II parvint au Cardi-nalat par une autre forte de complaisance pour la même Dame. II jouoitavec elle, & perdoit autant qu’elle vouloit. Un jour qu’il lui avoit laiss®gagner volontairement une grosse somme, elle crut savoir pris pour dupe,«Sc en fit part au Pape, qui s’étanc informé du fait, récompensa les perte 3volontaires qu’il fefoic du Chapeau de Cardinal (e). II eut ensuite la Lé-gation de Ferrare &J’Evêché de Novare, dont il se démit bientôt en fa-veur de son frere, aimant mieux faire son séjour à Rome, pareeque l’ai rde Novare lui étoit fort contraire (/).
Son Car w Nodot dit, qu’il étoit grand homme de bien, incorruptible, charitable*
tere, U di- désintéressé , dégagé du monde, fans faste, fans vanité,- fans pompe , zélévfin: traits aveC modération,. & severe â lui seul. A son avis c’étoit le plus papabl®éuiu. Cm> ' P our k bonté & la vertu (g). Après son exaltation , il vivoit dans tist eretraite extraordinaire. Les Etrangers ne s’appercevoient presque poffi cqu’il étoit à Rome. On ne rencontroit ni livrées, ni caroíTes , ni aucu°
de ses équipages. Quand il sortoit, ce qui étoit très-rare, c’étoit en
tiere & il étoit toujours seul dans la sienne (L). II étoit soupçonneux,
' n’entendoit rien que les finances, & le négoce de la banque , connoiss ance
qu’il avoir tirée de fa famille, qui s’y étoit enrichie. Ce talent fit regarde 1
(a) Burnet Mem. Hist. T. III. p. m. 194. 72, 73. JBaylel. c.
(t) Gratin, de Meaeray T. XIII. p. 488. (/) Etat du siégé de Rome I. c. p. ï 7 r '
(c) Etat du Siégé de Rome T. I. p. x 6 g. (gj Nodni i. c. p. 1Ô9. ,
Ì 4 -) Bayls Art. Innocent XI. Rem.(li). (h) Mifson Voy. d’itaiie T. II. P- r i '
&) Etat du siégé de R-m;, ubi fup. p. Edit. de 1722.