SZÇ720NXI.Jlijîoirsd'Itali! de-pftis l'an1623 jus-cju’à notretems.
Le Paieajjljle T Em-pereur cin-tre IçsTurcs.
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-'Ordonnan-ces du Pape-contre l'im-mdejlie.
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tions Episcopales (a). Cette affaire ne se termina que sous le Pontificat
d’innocent XII. ainsi que nous le verrons.
Pendant ces brouilleries avec la Cour de France,le Pape donna à l’Em-pereur des secours d’argent contre les Turcs, qui assistoient les rebelles deHongrie. Ayant appris les grands préparatifs que fesoient les Infidèlescontre l’Empereur , il sollicita le Roi de Pologne de faire alliance avecLéopold. î Son Nonce à Varsovie négocia le Traité, par lequel Sobieskis’engagea à marcher au secours de Vienne,nu cas que les Turcs l’assiegeas-■ sent (b). On sait que le vaillant Roi de Pologne fit lever le íìege & battit' les Turcs dans le mois de Septembre. Un succès li inespéré & fi éclatantdétermina les Vénitiens, qui avoient de grands sujets de se plaindre desTurcs, à signer à Vienne & à Varsovie une Ligue offensive & défensiveavec l’Empereur & le Roi de Pologne. Le Pape, la Religion de Malthe& le grand Duc promirent de les seconder de toutes leurs forces maritimes& le premier continua de remettre de tems en teins de l’argent àVienne.
Innocent XI. avoit fort à cœur la réformation des mœurs. N’ayant pugagner fur l’esprit du sexe par plusieurs puiífans moyens dont il se servit,qu’on ne montrât plus le sein & les bras , & ayant su même que la terreurqui saisit toute l’Italie lorsque les Turcs assiégèrent Vienne, n’avoit pasfait cesser le désordre, il fit publier une Ordonnance le 30 de Novembre,j 683, qui commandait à toutes les filles & femmes de se couvrir les épau-les ói le sein jusqu’au cou, & les bras jusqu’au poing avec quelque étoffeépaisse & non transparente, fous peine pour celles qui n’obéiroient pasdans six jours, d’être si bien. excommuniées f/)/ò fafto, qu’excepté à l’article dela mort, il n’y auroit que le Pape qui les pût absoudre; car on déclaroitque les Confesseurs qui présumeroient d’absoudre de cette excommunicationl’encourroient eux-mêmes, & seroient soumis à toutes telles peines tantspirituelles que-temporelles, qu’il sembleroit bon à fa Sainteté; auxquellespeines temporelles seroient pareillement sujets lesperes, les maris, lesMaîtres & autres chefs de famille, par la permission ou connivence des»quels, les filles & les femmes auroient contrevenu à l’ordonnance (d). Cesterribles menaces ne produisirent pas grand effet, desorte qu’en 168 <5 I ePape, publia un autre Edit, par lequel il défendoit à toutes sortes de fem-mes, de quelque qualité & condition qu’elles fussent , tant filles que veuves& mariées, d’apprendre à chanter ni à jouer d’aucun Instrument de Musi-que de quelque Maître que ce fût, séculier, Régulier, ou Ecclésiastique»quand même ceux qui leur voudroient enseigner seroient leurs proches pa-ïens ou alliés. II ordomnoit aussi que les Religieuses qui ont accoûtumé dSchanter les Offices divins en Musique, ne pussent rapprendre que des au-tres Religieuses leurs, compagnes (e). 11 falloit que le Pape eût de forte*raisons pour donner de pareils ordres, qui donnent beaucoup à penser»Tandis qu’il s’occupoit de la réformation des mœurs, il ce perdoic ptj*
(a)'Le ϐtne. (d) Bayle Nouv. de la Rep. des
if*) Rec. de Traités de Paix T. IV. p. 500. Mai 1686 p. m 495, 496 .
(c) Híft. de Venise T. XII. p. 139, (t) Les mêmes Juillet p. 811, & ULC -
tionn. Art. Chip i^Febie) Rem. C K)*