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SÉDITION
Quelques mois auparavant, le roi avait exercéles rigueurs de son autorité, non sur des princeset seigneurs, mais sur les habitans de la ville deBourges ‘, et ne s’était pas montré moins rude.Une imposition nouvelle, nommée le barrage,avait été établie pour subvenir aux réparationsdes murailles. Le commun peuple refusa de s’ysoumettre; il y eut des voies de l'ait et un deshommes du fermier fut tué. Aussitôt le chapitreet les plus notables habitans s’assemblèrent. Touteleur crainte se porta sur les vengeances que leroi allait faire tomber sur cette malheureuse ville.On connaissait sa méfiance et la cruauté de sesjustices. Chacun pi’oposa ce qu’il jugeait le pluspropre à manifester que les bons bourgeois et lesmagistrats n’étaient pour rien dans la sédition etavaient agi selon leur pouvoir pour la punir et laréprimer. La présenter, comme elle était en effet,de peu d’importance et provenant du hasard plusque d’aucun dessein délibéré, n’aurait pas été unmoyen de plaire au roi ; c’eût été l’irriter davan-tage. Les uns voulaient qu’on s’armât sur-le-champ; les autres craignaient, au contraire, quece moyen n’augmentât le trouble. Quelques uns
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