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Tome X.
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SÉDITION

Quelques mois auparavant, le roi avait exercéles rigueurs de son autorité, non sur des princeset seigneurs, mais sur les habitans de la ville deBourges , et ne sétait pas montré moins rude.Une imposition nouvelle, nommée le barrage,avait été établie pour subvenir aux réparationsdes murailles. Le commun peuple refusa de sysoumettre; il y eut des voies de l'ait et un deshommes du fermier fut tué. Aussitôt le chapitreet les plus notables habitans sassemblèrent. Touteleur crainte se porta sur les vengeances que leroi allait faire tomber sur cette malheureuse ville.On connaissait sa méfiance et la cruauté de sesjustices. Chacun pioposa ce quil jugeait le pluspropre à manifester que les bons bourgeois et lesmagistrats nétaient pour rien dans la sédition etavaient agi selon leur pouvoir pour la punir et laréprimer. La présenter, comme elle était en effet,de peu dimportance et provenant du hasard plusque daucun dessein délibéré, naurait pas été unmoyen de plaire au roi ; ceût été lirriter davan-tage. Les uns voulaient quon sarmât sur-le-champ; les autres craignaient, au contraire, quece moyen naugmentât le trouble. Quelques uns

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