AVEC LES SUSSES (1474).
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au mois de janvier précédent, et qui n’avaientpas encore été solennellement notifiés par lesligues suisses . L’explication était encore à l’avan-tage du roi, car elle portait que ledit seigneur roine devait point se mettre en peine de secourir lesseigneurs de la ligue, sinon que leurs ennemiseussent si grande puissance que lesdits seigneurslussent pressés en urgente nécessité et ne pussentautrement résister ; ce qui se trouvait beaucoupmoins clairement dans les articles du mois dejanvier. De sorte que le roi pouvait mettre lesSuisses en guerre contre le duc de Bourgogne ,sans avoir lui-même à rompre ses trêves.
Mais il importait que les traités que Nicolasde Diesbach et les gens de Berne avaient ainsiconclus au nom de toutes les ligues fussent réel-lement délibérés par les députés de tous les con-fédérés. On dépêcha des messagers pour annoncerpartout que le roi de France venait d’envoyerune illustre ambassade, qu’il fallait la recevoir etl’entendre le 16 octobre à Lucerne ; qu’ainsichaque canton devait y avoir des députés, etqu’ils ne devaient pas manquer de s’y rendreavec leurs plus beaux liabillemens, afin de fairehonneur au roi.
Les ambassadeurs déclarèrent que le roi très-
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