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HISTOIRE DES PAPES.
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Dans ce dernier repas, le Sauveur dit à Pierre que le démonavait demandé à le tenter, mais qu’il avait prié son Père afinque sa foi ne défaillît point. La pâque étant faite, Jésus sortit;et Pierre lui demandant où il voulait aller : « Je vais, lui dit» le Seigneur, où vous ne pouvez me suivre. » Mais Pierrerépondit : « Seigneur, je suis prêt à aller avec vous, en pri-» son et à la mort même. »
Résolution généreuse dans laquelle il ne persévéra paslongtemps; car s’il eut assez de courage pour couper l’oreilleà Malchus, domestique du grand prêtre Caïphe , il eut aussi lalâcheté de renier son maître jusqu’à trois fois devant une ser-vante qui lui demandait s’il n’était pas aussi un des disciplesde Jésus. Bientôt il effaça cette marque de faiblesse par, lasincérité de son repentir et par l’abondance de ses larmes,et il devint ensuite le plus zélé prédicateur de la foi chré-tienne.
Les membres de la nouvelle Église n’avaient alors qu’uncœur et qu’une âme : tous leurs biens étaient communs.Ceux qui possédaient des terres ou des maisons les vendaient,et en remettaient l’argent aux apôtres pour le distribuer auxpauvres.il arriva qu’un nommé Ananias , de concert avecSaphira sa femme, ayant vendu un héritage, retint une par-tie du prix et apporta le reste aux apôtres. Mais Pierre,éclairé par l’esprit divin, leur reprocha leur faute, et ils tom-bèrent frappés de mort.
Il serait difficile de déterminer l’année de la fondationde l’église d’Antioche : cependant il est incontestable quesaint Pierre établit une espèce de résidence en celle ville,dont il a toujours été regardé comme le premier évêque.