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HISTOIRE DES PAPES.
[III. S.]
vers. Sous son règne, l’empire romain était au pillage, et samauvaise conduite livra le gouvernement à un conseil detrente tyrans, qui conduisaient les affaires de l’état suivantleurs caprices et leurs intérêts ; enfin il fut surpris et mas-sacré par Aureolus.
Flavius Claudius II ayant été déclaré empereur en 268, fitrendre les honneurs divins au célèbre Gallien . Les historiensdonnent de grandes louanges à ce prince, et prétendent ques’il eût vécu plus longtemps il aurait surpassé les Camilleet les Scipion : il dompta les Goths , extermina trente-deuxmille Allemands dans une bataille qui eut lieu en 269, battitAureolus près de Milan, et vainquit Zénobie , qui avait sub-jugué l’Égypte .
Yalère Aurélien, homme d’une naissance obscure, futchoisi pour empereur après la mort de Claude II . Dans sesguerres il fut aussi heureux que lui et se distingua égale-ment par ses vertus : les victoires qu’il remporta sur les enne-mis de l’empire lui valurent un triomphe magnifique àRome : il repassa ensuite en Esclavonie , dans la résolutiond’aller soumettre les Perses, qu’il avait déjà vaincus. Commeil était en marche, Mnesthée, son secrétaire, qu’il avait me-nacé de sa colère sur quelques indices de trahison, contrefitson écriture, alla trouver plusieurs officiers de ses amis,auxquels il présenta dans un faux mémoire les noms deceux qu’Aurélien se proposait de faire mourir, et leur mon-tra le sien même, qu’il avait inscrit pour rendre sa démarcheplus vraisemblable : sur cet avis, ils résolurent de prévenirl’empereur, et ils l’assassinèrent dans son camp entre Byzance et lléraclée. Les historiens Aurelius Victor et Eutrope disent