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HISTOIRE DE SYLVESTRE.
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Aussi un des spirituels écrivains du siècle dernier engageles évêques de notre communion qui ont fait vœu de vivredans le célibat, à poursuivre l’établissement d’une loi quicontraindrait les moines et les abbés à imiter les valésiens.Cette cruelle précaution arrêterait les désordres du clergé;mais il serait à craindre que les mariages ne fussent pasaussi féconds qu’ils le sont aujourd’hui, si tous les prêtresétaient eunuques.
« Le grand concile poussa la sévérité jusqu’à défendre aux» évêques, aux prêtres et aux clercs, de conserver dans leurs» maisons des femmes sous-introduites, excepte la mère,» la sœur, la tante et les autres personnes qui ne peuvent» exciter les soupçons. » On nommait femmes sous-inlro-duites celles qui demeuraient avec les ecclésiastiques, lesnièces, les cousines, les servantes jeunes et jolies. Le con-cile d’Élibéris avait déjà rendu le même décret. A Nicée,on proposa une loi plus sévère : elle défendait à ceux quiétaient dans les ordres sacrés, c’est-à-dire aux évêques, auxprêtres, aux diacres, d’habiter avec les femmes qu’ils avaientépousées étant laïques ; mais le confesseur Paphnuce , évêquedans la haute Thébaïde, se leva au milieu de l’assemblée,et dit à haute voix : « Mes frères, il ne faut point imposer un» joug si pesant aux prêtres et aux clercs; le mariage est» honorable et le lit nuptial sans tache ; une trop grande sé-» vérité serait nuisible à l’Église, car tous les hommes ne» sont pas capables d’une continence aussi parfaite ; il doit» vous suffire de défendre aux prêtres de se marier, sans obli-» ger à quitter leurs femmes ceux qui étaient mariés avant>> d’entrer dans les ordres. » L’opinion de Paphnuce exer-