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HISTOIRE DES PAPES.
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qu’ils s’étaient conformés aux lois de l’Église qui ordonnaientde soumettre au successeur de saint Pierre toutes les causesecclésiastiques avant de les juger définitivement dans lesprovinces.
(c Les Africains repoussèrent cette prétention de l’évêque» de Rome : ils déclarèrent qu’ils ne lui écrivaient pas pour« lui donner le droit d’infirmer ce qu’ils avaient décidé, mais» seulement pour le prier d’approuver ce qu’ils avaient fait,» comme une chose qu’il ne pouvait refuser sans se rendre» suspect d’hérésie. »
En effet, on avait accusé Innocent de favoriser Célestius ;et pour écarter les soupçons, il répondit dans une secondelettre, qu’il détestait les erreurs de cet hérétique : il décla-rait approuver les évêques d’Afrique qui les avaient con-damnées, et joindre son suffrage au leur. Ensuite le saint-père fit paraître plusieurs décrétales sur la nécessité de lagrâce de Jésus-Christ, qui n’était niée de personne, puis-qu’on déduisait l’opinion contraire des écrits de Pélage et deCélestius , par des conséquences que désavouaient les deuxmoines. 11 lança des anathèmes sur les hérétiques qui préten-daient n’avoir pas besoin de la grâce de Dieu pour faire lebien, les déclarant indignes de la communion des fidèles, etséparés de l’Église comme des membres pourris. 11 ajoutecependant que s’ils veulent reconnaître leurs erreurs et ad-mettre la grâce de Jésus-Christ, en se convertissant sincère-ment, il est du devoir des évêques de les secourir, et de nepas refuser la communion de l’Église à ceux qui sont tombésdans le péché.
Nous avons conservé un grand nombre de décrétales du pou-