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HISTOIRE DE BONIFACE I”.
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Boniface écrivit ensuite une lettre à l’empereur, pour leprier de faire rendre un édit qui pût empêcher à l’avenir lesbrigues et les cabales qui avaient lieu lors de la mort despapes, afin de s’emparer de l’évêché de Rome .
Honorius répondit aux vœux du saint-père par le rescritsuivant : « Si, contre nos vœux, votre sainteté venait à quit-» ter la terre, que tout le monde sache qu’il faut s’abstenir« des brigues pour être élevé à la papauté : ainsi, lorsque» deux personnes seront ordonnées contre les règles, aucune» des deux ne sera évêque; mais seulement celle dont l’é—» lection aura été de nouveau confirmée par le consentement» de tous. « Ce qui nous démontre que l’évêque de Rome de-vait être élu par le clergé, par le peuple, et consacré par unprélat, avec l’agrément de l’empereur.
Les légats que Zozime avait envoyés en Afrique pour l’af-faire d’Apiarius avaient encore assisté au concile général tenuà Carthage , dans la salle de la basilique de Fauste, et dans le-quel de nouveaux débats s’étaient engagés au sujet des canonsfalsifiés par le pape. Après la conclusion du synode, les légatsrevinrent à Rome et rendirent compte de l’outrage qui avaitété fait au saint-siège. Boniface, furieux, résolut d’exterminerles pélagiens, et sollicita de l’empereur une constitution, dontil est fait mention dans une lettre qu’Honorius écrivit de Ra-venne à l’évêque de Carthage . Elle porte « que pour répri-» mer l’opiniâtreté des évêques qui soutiennent encore la doc-» trine de Pélage, il est enjoint à Aurélius de les avertir que» ceux qui ne souscriraient pas à la condamnation seraient» déposés de l’épiscopat, chassés des villes et excommuniés. »Aurélius, esclave soumis de la cour de Rome, s’empressa