HISTOIRE DES PAPES.
[XVII. S.1
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positions; des conférences furent ouvertes pour fixer le prixauquel chacun d’eux mettrait sa soumission, et un traité futconclu à Sainte-Menehould , le 15 mai 1614.
Mais pour payer ces consciences de gentilshommes il fallaitde l’argent, et le trésor était à sec. La régente se hâta doncd’assembler les états généraux pour en obtenir des subsides;et préalablement elle eut soin de faire déclarer le roi majeurpar le parlement, afin qu’il ne prît fantaisie à aucun des princesdu sang de réclamer la régence. Néanmoins les choses ne sepassèrent pas à son entière satisfaction; plusieurs membresdes trois ordres portèrent la parole contre la reine et contreson premier ministre; le tiers état surtout se fit remarquerpar l’énergie de ses représentations et par les propositionshardies qu’il osa soulever contre les abus de l’autorité royale.La solution fut que les états refusèrent de voter de nouveauximpôts avant que la reine eût justifié de l’emploi des richessesimmenses qu’elle avait englouties dans les quatre annéesde son administration.
Marie de Médicis voyant qu’elle n’avait rien à attendred’une telle assemblée, la congédia immédiatement, et s’occupades moyens de se procurer de l’argent d’une autre manière.Elle créa des offices de trésoriers des pensions et les venditpour dix-huit cent mille francs. Le parlement ayant oséadresser des remontrances à la reine sur le scandale d’unesemblable mesure, le duc d’Epernon eut ordre de corrigerles vieux conseillers; mais comme il ne pouvait avouer lamission secrète qu’il avait reçue ni faire une provocationsans avoir des motifs plausibles, il attendit une occasionpour agir : cette occasion ne se fit pas attendre.