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IX.
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HISTOIRE DES PAPES.

[XVII. S.]

sa conservation, et qu’il réunit en sa personne tous les vicesque désirent rencontrer les rois dans ceux qui les servent.

Après la mort du cardinal, les peuples supposèrent queLouis XIII allait rendre la liberté à toutes les personnes quele premier ministre avait lait enfermer, que les impôts al-laient être diminués; il n’en fut rien : on ne s’aperçut nul-lement que Richelieu eût cessé de vivre. Quelques seigneurs,qui languissaient à la Bastille depuis plusieurs années, ob-tinrent seuls leur élargissement ; de ce nombre se trouvèrentVitry , Cramail et Bassompierre, qui avaient été fortementcompromis dans les différents complots organisés contre lepremier ministre. Le roi continua à se montrer ce qu’il avaittoujours été, ami lâche, allié perfide, mauvais frère, mariimpuissant et jaloux, ne pardonnant qu’à regret à la reinede lui avoir donné deux bâtards, et n’osant point faire pa-raître son mécontentement, afin de ne pas fournir à Gastondes armes contre lui-même ; despote ombrageux, tourmentédu désir de gouverner ses états et de son incapacité à s’oc-cuper de la moindre affaire. De toute nécessité il lui fallait unministre pour diriger l’administration du royaume; sa ma-jesté lit entrer dans son conseil le cardinal Mazarin, Italiende naissance, et plus qu’à demi Espagnol par le long séjourqu’il avait fait à Madrid .

Gomme la santé du roi s’affaiblissait tous les jours , et fai-sait prévoir sa mort prochaine , la cour, dans l’attente d’unerégence, se divisa en deux partis, celui cl’Aune d’Autricheet celui de Gaston d’Orléans , réconcilié, du moins en ap-parence, avec son frère. Mazarin se prononça pour la reine,et détermina le roi à donner la préférence à sa femme sur