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IX.
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HISTOIRE DES PAPES.

[XVII. S.]

» cette bonne reine, qui avait si utilement travaillé au bon-» heur de son peuple, se mettait au lit, parfois seule, parfois» en société d’une de nous ou de quelque galant; et n’ose ré-o vêler les mystères de ces nuits de débauches. »

Pour le jeune Louis XIV , il est facile de présumer ce quedevait être son éducation sous la tutelle d’une semblablefemme et avec de tels exemples sous les yeux. Le cardinalMazarin, qui avait la surintendance de ses études, lui fitapprendre la danse, l’équitation, les armes, l’art de jouerau mail ou à la paume, toutes choses dans lesquelles sa ma-jesté réussit à merveille; mais pour des études sérieuses, leministre n’en voulut pas entendre parler, et le royal enfant,d’accord en cela avec son précepteur, jugea qu’il lui suffisaitd’apprendre à lire età signer son nom pour savoir gouverner.

Enfin, la régente et le ministre pillèrent et volèrent tant etsi bien que le royaume se trouva épuisé et le trésor à sec.Anne d’Autriche , qui ne voulait rien retrancher à son luxe età ses dépenses, résolut de tenir un lit de justice pour fairela demande de nouveaux impôts et présenter au parlementplusieurs édits bursaux. Elle déploya en cette occasion unemagnificence extrême, afin de frapper les esprits par le spec-tacle de sa grandeur et pour les disposer à la soumission;elle exigea même que le jour de la séance royale, quatreprésidents vinssent la recevoir à la Sainte-Chapelle et l’ac-compagnassent jusqu’à la salle des séances.

Louis XIV , qui avait à peine neuf ans, fut placé sur sontrône par son grand écuyer; et ce petit roi en jaquette dittout haut : « Messieurs, je suis venu ici pour vous ordonner» d’établir de nouveaux impôts. Mon chancelier vous expli-