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HISTOIRE DES PAPES.
[XVII. S.]
» perturbateur du repos public, serait tenu, dans le délai de» huit jours, de sortir du royaume; passé lequel temps, les)) sujets du roi devaient lui courre sus. » De son côté, leministre lit déclarer par la régente le parlement coupable delèse-xnajesté, et commanda aux troupes d’investir Paris .
De toutes parts on vit alors accourir les seigneurs brouil-lons et ambitieux, qui espéraient, à la faveur des troubles,travailler pour leurs intérêts personnels ou pour l’agrandis-sement de leurs familles. Le duc de Bouillon, frère aîné deTurenne, celui qui avait figuré si malheureusement dans lesconspirations formées sous le dernier règne, s’empressa dese jeter dans la capitale avec sa femme, l’une des plus ha-biles intrigantes du royaume; le duc de Beaufort, l’ancienfavori de la reine, s’étant échappé de Yincennes, où il étaitdétenu depuis six années, accourut à Paris , se jeta dans leparti du mouvement, et affecta un langage et des manières siignobles, que les Parisiens le surnommèrent par dérision« le roi des halles; » le duc d’Elbeuf, le maréchal de laMothe, les ducs de Vendôme et de Nemours , s’enfermèrentégalement dans la ville assiégée; le prince de Marcillac vint lesrejoindre avec sa maîtresse la belle duchesse de Longueville,qui avait à se venger de la régente, du cardinal et de sonfrère même, le prince de Gondé, qui s’était prononcé contrele parti des frondeurs.
Los motifs de la haine de la duchesse pour son frère pro-venaient de ce que le prince avait cessé ses relations inces-tueuses avec elle, et l’avait quittée pour madame du Vigan,la femme la plus lascive et la plus éhontée de la cour. Ma-dame do Longueville, par dépit autant que par politique,