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X.
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HISTOIRE DES PAPES.

[XVIII. S,]

portant, l’obliger h quitter son royal élève pour le supplanterdans sa confiance ; il se retrancha derrière une feinte humi-lité et refusa l’archevêché. Dubois fut plus heureux dans sesintrigues contre le maréchal de Villeroy, qu’il voyait avecregret prendre une très-grande inlluence sur le jeune mo-narque. Comme il savait ce seigneur orgueilleux et emporté,il affecta de rechercher son amitié, le fit prier de lui rendreune visite et de lui fournir l’occasion de réparer les tortsqu’il pouvait avoir eus à son égard.

Le gouverneur, tout glorieux de l’importance que le mi-nistre semblait attacher à une réconciliation, vint en pleinjour trouver Dubois dans son cabinet, causa de ses anciensgriels, et posa les conditions d’un rapprochement en hommesûr de les voir acceptées; Je cardinal fit à son tour quelquesobservations; le maréchal passa des plaintes aux invectives;Dubois invoqua sa qualité de ministre et voulut lui imposersilence, ce qui acheva d’exaspérer Villeroy. Le résultat decelte conférence fut que le gouverneur menaça le ministre dele perdre avant peu, et lui dit en le quittant : « 11 ne vous» reste qu’un moyen de vous sauver; aujourd’hui encore» vous êtes tout-puissant, faites-moi arrêter si vous l’osez,» car demain il sera trop tard. » Le cardinal-ministre, quiavait prévu l’effet de cette scène et qui avait eu soin de laissertous les torts au gouverneur, accourut auprès du régent, luiraconta ce qui s’était passé et lui annonça qu’il allait quitterla cour s’il n’obtenait justice du maréchal de Villeroy.

La retraite du cardinal eût été d’autant plus sensible àPhilippe d'Orléans , que ce prince, habitué à se reposer surlui de tout le fardeau des affaires, avait perdu toute aptitude