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X.
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HISTOIRE DES PAPES.

[XVIII. S.]

8 V

mander ni terres ni domaines, et surtout à envelopper sesamours de mystère. Mais Louis XV se fatigua bientôt d’unadultère sans éclat. A la suite d’un festin où il s’était enivré,il proclama la comtesse de Mailly maîtresse en titre, et an-nonça qu’il voulait, comme son aïeul, avoir une la Vallièreet une Montespan.

Dès le lendemain, quand la nouvelle fut connue, toutesles dames de la cour se pressèrent sur le passage du roi, etcherchèrent à attirer ses regards. Fleury, redoutant que sonélève ne se jetât dans les bras des nobles intrigantes qui en-combraient les antichambres de Versailles , se fit une secondefois son pourvoyeur, et lui donna la sœur puînée de madamede Mailly, qui partagea avec celle-ci les faveurs du mo-narque. Mais la rusée jeune fille, qui déjà avait été initiéeà la débauche par son confesseur, ne se contenta pas deshonneurs attachés au titre de favorite, elle voulut en avoir lesprofits, demanda des châteaux, des pensions, se fit donnerun mari, qui fut monsieur de Vintimille , neveu de l’arche-vêque de Paris , et s’immisça dans le gouvernement de l’état.Son éminence en prit de l’ombrage et se hâta, pour fairediversion au crédit croissant de cette ambitieuse, de donnerune nouvelle maîtresse au roi ; il choisit la troisième sœurdes deux favorites. Ces trois femmes servirent parfaitementles vues du ministre, par le fait seul de la balance quellesmaintenaient entre elles; d’autre part elles contribuaient àéloigner de plus en plus Louis XV , des affaires, et à le rendreabsolument incapable d'aucune occupation sérieuse.

Sa majesté parut pour quelque temps satisfaite de cettetriple liaison, qui joignait à l’adultère le charme de l’inceste;