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HISTOIRE DES PAPES.
(XVIII. S.]
désastres de cette campagne en obtenant un traité avanta-geux de la reine de Hongrie ; mais l’habile princesse repoussatoutes ses propositions. Enfin la longue carrière du ministretouchait à son terme, ses forces s’abaissaient sensiblement;et malgré les assurances de ses llatteurs, qui lui promettaientcent ans d’existence, il s’éteignit à Issy , dans la quatre-vingt-dixième année de son âge, laissant le royaume sans marine,sans finances, et épuisé par les revers de deux campagnes.
Sa mort ne rendit pas cependant la paix à l’Europe ; unearmée anglo-allemande, commandée par le roi Georges II etpar lord Stairs, continua à refouler les troupes françaises jusqu’au delà du Rhin . Alors seulement les parties belligé-rantes prirent un moment de repos. La France avait perdudans ces luttes près de cent cinquante mille hommes et s’é-tait obérée de dettes énormes; elle était redevable de cesrésultats à la stupidité d’un vieillard, à l’extravagance d’uneprostituée, ou, ce qui est plus exact, au vice de ses institu-tions, qui rendaient un seul homme l’arbitre des destinéesd’un grand peuplé.
La duchesse de Cbâteauroux, débarrassée du cardinal, pritouvertement en mains les rênes de l’état; elle cassa plusieursministres, en nomma d’autres, disgracia des généraux, etdonna le bâton de maréchal au comte de Saxe. Ce seigneuravait eu le talent de lui plaire en (lattant ses penchants belli-queux, en lui présentant un plan de campagne pour conquérirl’Autriche et en l’engageant à se venger des insultes de Marie-Thérèse. Ainsi une querelle de prostituées, une épithète ou-trageante dont s’était servie la reine de Hongrie à l’égardde la favorite, et qui avait été rapportée à celle-ci, vint de