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HISTOIRE DES PAPES.
[XVIII. S.]
majesté agit de la même manière pour les autres parlements,et avant la fin de l’année ils se trouvèrent entièrement sup-primés dans toute l’étendue du royaume.
Comme il fallait cependant un ordre judiciaire, le chance-lier Maupeou installa au nom du roi une commission duconseil à la place du parlement; et quelques jours après, cenouveau tribunal publia un décret qui établissait six nou-velles cours souveraines sous le nom de conseils supérieurs,dans les villes d’Arras, de Blois, de Châlons-sur-Marne , deClermont, de Lyon et de Poitiers .
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Ces divers changements ne se firent pas sans exciter uneviolente opposition de la part de tous les hommes voués àl’étude de la jurisprudence, et qui voyaient les constitutionsrenversées par l’établissement de semblables cours. Lachambre des comptes àdressa des observations au chancelier;la cour des aides, dont le zèle était échauffé par le présidentLamoignon de Malesherbes , réclama avec force contre lesrigueurs exercées envers les parlements, et eut les honneursde la persécution.
Louis XV , qui multipliait les lits de justice, en tint unnouveau où il publia trois édits qu’il venait de forger, l’unqui supprimait pour toujours le parlement de Paris, le se-cond qui abolissait à jamais la cour des aides, et le dernierqui transformait le grand conseil en corps judiciaire avec lesattributions législatives. En terminant la séance, le roi fitcette insolente allocution aux nouveaux magistrats; « Je vous» déclare inamovibles ; je vous ordonne de commencer vos» fonctions et vous défends toutes délibérations contraires à» mes augustes volontés. Telles sont mes décisions, et je n’en