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HISTOIRE UES PAPES.

[X VIII. S.]

résoudre la question et déterminer le mode à suivre sur lacomposition des États, sur leur forme et sur le mode desélections.

Gomme la majorité des notables était à la dévotion deMarie-Antoinette , la décision ne pouvait manquer d’être fa-vorable à la cour : malgré les avis des publicistes les plusdistingués, malgré les adresses des villes et des communesdu royaume, malgré un arrêt de la magistrature de Paris ,les notables rejetèrent le système de Necker, et forcèrent leparlement à enregistrer un édit qui réglait la grande ques-tion des États-Généraux, et faisait rétrograder la civilisationde deux siècles en remettant en vigueur les formes observéesaux États de 1614, lors de la majorité de Louis XIII . La cours’autorisa de cette délibération pour gêner les élections au-tant qu’il était en son pouvoir de le faire; elle fixa jusqu’aumode de réunion des électeurs des différents ordres danschaque bailliage, ainsi que les règles à suivre pour la rédac-tion des cahiers qu’ils devaient confier à leurs représentants.Necker intervint dans la question et paralysa la mauvaisevolonté de la coterie de Marie-Antoinette , en faisant dé-créter par le parlement que le nombre des députés seraitfixé à mille, et que le tiers-état en aurait à lui seul autant queles deux ordres privilégiés.

La cour essaya alors de semer la discorde entre les di-verses catégories de députés, et y réussit en partie, ainsique le prouve une lettre de l’abbé Maury, l’un des plus fou-gueux royalistes, à l’abbé de Vermont , le confident de lareine. «Cela ne commence pas mal, écrivait-il; avant la réu-» nion il y a déjà discussion entre les trois ordres. Il faut que