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HISTOIRE DES PAPES.
[XVIII. S.]
arrêtés et toutes les décisions du tiers-état; il déclara quel’ancienne distinction des trois ordres devait être conservéeen son entier comme essentiellement liée à la constitution;que les députés devaient former trois chambres et délibérerséparément, sauf les cas où sa majesté jugerait nécessaire deréunir le clergé, la noblesse et le tiers, pour décider desquestions d’une utilité générale. Il annonça qu’il voulaitmaintenir dans toute son intégrité les droits seigneuriaux,les propriétés féodales, les dîmes et les prérogatives hono-rifiques des deux premiers ordres. Il termina par une de-mande d’emprunts et d’impôts, ce qui était pour la cour lepoint capital. Le discours du roi finissait par une injonctionaux députés d’avoir à se séparer aussitôt et d’attendre aulendemain matin pour reprendre les séances dans les cham-bres affectées à chaque ordre.
Après le départ de Louis XVI , le clergé, à l’exception dequelques curés, et la noblesse, obéirent et se retirèrent par laporte qui avait été ouverte pour la cour; les autres députésrestèrent à leur place, étonnés, incertains, et semblant s’in-terroger les uns les autres pour savoir ce qu’ils devaientfaire. Mirabeau se lève alors et s’écrie : Messieurs, quelle est» cette insultante dictature? l’appareil des armes, la viola-» tion du temple national, pour vous commander d’être heu-» reux! Qui vous fait ce commandement? Votre mandataire!» Qui vous donne des lois impérieuses? Votre mandataire!» Lui qui doit les recevoir de nous, messieurs, qui sommes» revêtus d’un sacerdoce politique et inviolable; de nous,» enfin, de qui vingt-cinq millions d’hommes attendent un» bonheur certain, parce qu’il doit être consenti, donné et
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