[XVIII.s.] CRIMES DES KOIS, des REINES et des EMPEREURS. 2V7
» pôles, à tous les aristocrates de l’univers ; et la çonfédé-« ration rencontrera d’autant moins d’obstacles, que les» rois doivent sacrifier toutes leurs animosités à l’intérêt» de tenir les peuples dans l’asservissement. L’empereur» d’Autriche fait la paix avec le sultan pour soutenir le» parti de Marie-Antoinette , dont il est l’âme invisible. Le» roi de Prusse fait avancer sur les frontières de France » et de l’empire une armée de cinquante mille hommes,» qui seront suivis de six mille Hessois et de quelques autres» troupes des Cercles. Le roi de Sardaigne , qui ne peut» guère refuser des secours au comte d’Artois, son gendre ,» se prépare à marcher contre nous, ainsi que les Bour-» bons d’Espagne. Pendant que cinquante mille Espagnols » nous attaqueront au midi, les Prussiens entreront par le» nord de la France ; l’Alsace sera contenue par l’empereur«d’Autriche à la tête de toutes ses forces; le Dauphiné« et les provinces voisines seront occupées par vingt-cinq« mille Italiens, et Paris sera tenu en respect par l’armée« que le château organise.»
On ne fut pas longtemps à reconnaître l’exactitude des infor-mations du journaliste, par l’usage immédiat que Louis XVI fit du veto suspensif contre les décrets rendus dans la nuit du4 août et par l’appel d’un corps de troupes réglées à Ver-sailles. Enfin M. de Saint-Priesl, le ministre de Paris , ne pritplus la peine de cacher les ordres qu’il avait reçus relative-ment;^. des dispositions militaires contre la capitale, et com-binasses mouvements avec ceux des troupes répandues àSenlis, à Compïègne et à Nogeut.
La bourgeoisie, qui pendant quelques instants avait paru