[XVIII. S.] CRIMES DES ROIS, des REINES et des EMPEREURS. 269
» ministériels ni aux révolutions, achèveront de donner leurs«dépouilles! Quoi! c’est pour payer les friponneries des» nobles, le brigandage des traitants, pour conserver la for-» tune de leurs ennemis, de leurs déprédateurs, de leurs ty~» rans, que vingt-cinq millions d’hommes se réduiront à la
» mendicité!.Quoi! c’est pour maintenir un aigrefin, un
« Necker au premier poste de l’état, que toute une nation se» condamnera à la misère, à la famine, à l’esclavage! Mais,» homme petit et vain, vos lauriers sont flétris, ils ne rever-» diront plus. Vous ignorez donc combien il est insensé» de vouloir allier la faveur populaire à celle de la cour? On» brave quelquefois la puissance des rois, jamais le mépris
» d’une nation ! Arrière ! votre règne est fini.»
Quelques journalistes stipendiés par la reine cherchèrentà égarer l’opinion, en présentant les événements des 5 et6 ocLobre sous les plus odieuses couleurs; les uns rejetèrentla cause des désordres sur le gouvernement britannique, lesautres en accusèrent la faction d’Orléans ; on alla jusqu’àdire que le prince avait eu le projet de faire périr la familleroyale dans cette grande émeute , pour s’emparer de la cou-ronne ; qu’il avait été lui-même à Versailles avec un de sesséides nommé Nicolas Coupe-Tête, qui était précisémentl’un de ceux qui avaient tranché la tête des gardes du corpsdans la matinée du 6, et qui les avaient promenées en triompheau bout d’une pique. Ce qu’il y a de positif, c’est que Louis-Philippe se trouvait entouré d’une coterie d’hommes infâmesqui travaillaient à pousser le peuple à l’anarchie et qui pour-suivaient secrètement les projets d’accaparement des blés.Quoi qu’il en soit de la vérité des accusations qui pesaientx. 35