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HISTOIRE DES PAPES.
[XVIII. S.]
plissement de ce devoir, et dans la séance du 2 août réclamal’abolition de la royauté. Le lendemain, Péthion parut éga-lement à la barre de l’Assemblée, et au nom de la Communeformula un acte d’accusation contre le monarque.
La majorité de l’Assemblée législative et les meneurs duparti girondin vendus à la cour se montrèrent opposés àcette mesure, et cherchèrent à la faire avorter : afin de décou-rager les patriotes, ils rendirent même un verdict d’acquitte-ment dans l’affaire du général la Fayette, et refusèrent de ledécréter d’accusation pour sa conduite à l’armée et ses intel-ligences avec les ennemis de la cause publique. Heureusementils échouèrent dans leur criminel projet : le comité révolu-tionnaire , sans s’arrêter à aucune considération de dangerpersonnel, dénonça la défection des représentants. Les sec-tions déclarèrent les autorités constituées supprimées, nom-mèrent des commissaires pris dans leur sein, et décidèrentque tous se réuniraient à la Commune et aviseraient auxmoyens prompts de sauver la patrie. Cette délibération étaitprise dans la nuit du 9 au 10 août.
Aux premières lueurs du jour le tocsin fut mis en branle;de toutes parts des rassemblements se formèrent; l'insur-rection descendit des faubourgs et s’avança menaçante versles Tuileries. Cependant le château restait calme et im-passible, tant il comptait sur ses moyens de défense pourtriompher de ce qu’il appelait une émeute de brigands. Bienplus, Louis XVI, Marie-Antoinette et la valetaille qui lesentourait exprimèrent hautement le vœu d’une lutte impieentre les soldats et le peuple, afin d’assurer d’un seul couple triomphe de la royauté. Il est vrai que leurs mesures