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[XVIII. S.] CRIMES DES ROIS, des REINES et des EMPEREURS. 311

avaient été admirablement prises. Indépendamment de septà huit mille agents de police disséminés dans les divers quar-tiers de Paris , qui devaient à un signal donné tomber sur lederrière des colonnes, le commandant général Mandat avaitfait occuper les postes des Tuileries par seize détachementsde gardes nationales, qui formaient un effectif de quatorzecents hommes; en outre, le régiment des gardes suissesavait été placé dans l’intérieur du château avec douze piècesd’artillerie. La gendarmerie à cheval était sur pied en totalité;cent hommes gardaient le quai d’Orsay, au bas du pontRoyal; six cents autres occupaient la colonnade du Louvre;cent soixante étaient renfermés dans le Palais-Royal ; lereste se trouvait dispersé aux embranchements des rues quiaboutissaient au Carrousel.

La gendarmerie à pied était consignée et prête à donner.Plusieurs bataillons dévoués avaient été postés' à Lliôtel deville. Le commandant avait l’ordre de laisser passer la co-lonne du faubourg Saint-Antoine par l’arcade Saint-Jean, etde la charger en queue pendant que d’autres troupes l’atta-queraient de front. Le bataillon de Henri IV, réuni au Pont-Neuf , devait opérer une manœuvre semblable. La gendar-merie du Louvre avait ordre de laisser avancer sur le quaila colonne du faubourg Saint-Marceau et de la couper lors-qu’elle se trouverait suffisamment engagée; alors, à l’aided’un à droite et d’un à gauche, elle devait les pousser, partiesous le feu d’une batterie établie au pont Neuf , partie vers lequai du Louvre, dont les guichets avaient été laissés ouvertspour donner passage aux fuyards, afin qu’on put les bloquerdans un espace resserré et les exterminer sans danger jus-