[XVIII. S.]
REPUBLIQUE FRANÇAISE.
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Le 21 septembre, l’Assemblée législative tint sa dernièreséance, et céda la place à la Convention nationale , qui vintsiéger dans une des salles des Tuileries . Trois cent soixanteet onze députés étaient présents, et Péthion présidait. Sur laproposition de Collot-d’Herbois , l’Assemblée commença sestravaux en décrétant à l’unanimité que la royauté était abolieen France, et que la République était proclamée.
Deux mois après, le 20 novembre, eut lieu la découvertede la fameuse armoire de fer, par suite des révélations duserrurier Gamain, qui seul en possédait le secret. Cette ar-moire était pratiquée dans le mur, fermée par une porte defer et placée derrière un panneau qui la dérobait à tous lesyeux. Elle renfermait plusieurs liasses de papiers, de lettreseide mémoires, qui témoignaient d’une manière irrécusablede la complicité de Louis XVI dans les machinations de lacour, de ses coupables efforts pour allumer la guerre civile,pour attirer les ennemis en France , et de sa participationaux massacres des patriotes à Nancy, à Nîmes, à Avignon , àMonlauban, à la Chapelle, à Courtray, à Carpentras , ainsique dans les mitraillades de la Bastille, de Versailles , duChamp de la Fédération, et de la funeste journée du 10 août.
En conséquence, Louis XVI fut décrété d’accusation ca-pitale, et une commission fut nommée pour procéder à desinvestigations sur les délits qui lui étaient imputés. Néan-moins toutes les formes de la justice furent religieusementobservées à son égard. On lui permit de se faire assister parun conseil composé d’hommes de son choix, et on procédadans le cours du procès avec une minutieuse lenteur qui té-moignait de la haute impartialité de ses juges. Après qua-