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REPUBLIQUE FRANÇAISE.

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» souveraineté du peuple méritent la mort, je vote pour la» mort! » Louis-Philippe espérait par cet excès d’atrocitégagner la faveur populaire et se frayer un chemin au trône;mais sa brutale ambition l’aveugla; ce cri de sang n’excitaqu’un sentiment de dégoût; plusieurs députés se levèrentspontanément en détournant la tête, et faisant avec les mainsun mouvement comme pour le repousser, ils s’écrièrent :« Oh ! l’horreur ! oh ! le monstre ! »

Le décret de mort avait été rendu dans la nuit du 17 au18 janvier; les journées du 18 et du 19 furent employées àdes discussions relatives au sursis demandé par Louis XVLLe dépouillement des votes constata que sur six cent quatre-vingt-dix députés présents , trois cent dix étaient pour le sur-sis, et trois cent quatre-vingts contre. En conséquence, laConvention décréta qu’il serait fait notification àLouisCapetde sa résolution dans la matinée du 20, et que l’exécutionaurait lieu dans les vingt-quatre heures.

Ce grand acte de justice s’accomplit le 21 janvier 1793,en présence d’un concours innombrable de peuple. Voicien quels termes les commissaires nommés par le Conseilexécutif dressèrent le procès-verbal des derniers instants deLouis XVL

« A dix heures et quart précises du matin le cortège, dirigé» par Santerre, commandant général, est arrivé dans la rue» et place de la Révolution, conduisant Louis dans une» voiture à quatre roues et approchant de l’échafaud dressé» dans ladite place, entre le piédestal de la statue du ci-de-» vant Louis XV et l’avenue des Champs-Elysées . A dix» heures vingt minutes, Louis, arrivé auprès de l’échafaud,