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[XVIII.S.J

RÉPUBLIQUE FRANÇAISE.

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La France allait avoir sur les bras les armées prussienne,autrichienne, allemande, anglaise, hollandaise, portugaise ,sicilienne, napolitaine et sarde, n’ayant à opposer à ce débor-dement de hordes ennemies que six cent mille combattants,mal armés, à peine vêtus, et commandés par des générauxtraîtres à la patrie. Parmi ces derniers figurait en premièreligne Dumourier , généralissime de l’armée du Nord, quiourdissait avec le duc de Chartres , fils aîné d’Égalité,un complot contre les libertés de la nation. Lui-mêmea pris soin , dans un ouvrage qu’il publia plus tard, de sefaire un titre de gloire de sa trahison, et d’expliquer les plansqu’il avait formés, a Je voulais, dit-il dans ses mémoiresjustificatifs, utiliser les troupes de la République pourm’emparer de la Hollande, qui était dégarnie de soldats.Une fois maître du pays, j’aurais donné une constitutionaux Provinces-Unies et à la Belgique ; j’aurais écarté lescommissaires de la Convention; je me serais assuré despossessions hollandaises dans l’Inde ; j’aurais renforcé lesgarnisons, j’aurais décidé les Anglais à la neutralité, lesAutrichiens à une suspension d’armes; ensuite j’aurais mar-ché sur Paris pour écraser les jacobins et mettre le duc deChartres sur le trône de France . »Ce qu’il ne dit pas, et ce quicependant fut dénoncé à la Convention par un de ses com-plices, c’est que pour rallier les royalistes à son parti, il avaitdécidé que le jeune prince épouserait la fille de Louis XVI .En exécution de ce plan, il commença par occuper Breda ,Klurdert, Gerlruydenberg; puis il assiégea Willemstadt, blo-qua Berg-op-Zoom et Steenbergen, et vint établir son quar-tier général à Roowaert. Jusque-là tout lui avait réussi ; mais

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