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HISTOIRE DES PAPES.

[XVIII. S ]

l’approche des armées coalisées de la Prusse, de l’Autriche et du Hanovre l’obligea à se porter sur la Meuse et à livrerla bataille de Neerwinden , qu’il perdit par son impéritie.Cette défaite le contraignit à renoncer à ses espérances deprotectorat de la république Batave , et lui lit modifier sesplans. Il se décida à entrer en pourparlers avec le généralennemi, le prince de Saxe-Cobourg , pour aviser aux moyensd’anéantir le gouvernement républicain.

Il fut convenu entre eux que Dumourier évacuerait laBelgique et repasserait les frontières, afin de laisser les Au-trichiens maîtres du pays; et qu’en retour, le prince deSaxe-Cobourg appuierait de toutes ses forces le mouvementqu’il projetait sur Paris. L’armée française opéra en effet saretraite et vint camper dans les environs de Saint-Amand ,ville frontière de la Belgique .

Louis-Philippe Égalité reçut aussitôt avis des nouvellesdispositions prises par ses agents; et comme il ne soupçon-nait pas que les conjurés eussent d’autre but que sa propreélévation, il s’efforça de les seconder en excitant des troublesdans Paris et dans les départements. Mais il ne put empêcherque des bruits ne circulassent sur la trahison de Dumourier ,et que la Convention ne décrétât que le général serait traduità sa barre pour donner des explications sur sa conduite, etqu’une commission serait envoyée à l’armée du Nord pourlui signifier l’ordre de l’Assemblée.

Les représentants Lamarque, Quinette, Camus, Bancal,Carnot aîné, et le ministre de la guerre Beurnonville, choisispour remplir cette mission, se rendirent au camp de Saint-Amand et vinrent intimer au général, au nom de la Conven-