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IXVIII.S.]

REPUBLIQUE FRANÇAISE.

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tion, l’ordre de remettre entre leurs mains le commandementet de rendre son épée. Dumourier leva le masque, fit arrêterles commissaires par une compagnie de hussards, et les en-voya sous escorte au quartier général des Autrichiens; aprèsquoi il publia un manifeste virulent contre la République , etrépandit des proclamations et des ordres du jour dans l’ar-mée, pour exciter les soldats à la révolte. Mais ceux-ci res-tèrent fidèles à la nation, répondirent aux harangues par lescris « A bas le traître! » et se mirent en mesure de l’arrêter.Dumourier s’échappa alors de son quartier général et passa àl’ennemi avec les généraux Valence, Égalité, fils aîné d’Or-léans , les deux Thouvenot, le commissaire ordonnateur So-liva, plusieurs officiers nobles et les hussards de Berchigny,qui formaient sa garde particulière.

Cette fuite, cette conspiration avortée, dont on eut lespreuves écrites dans une correspondance saisie sur l’un desagents de Dumourier , nommé Lécuyer, et dans les papiersde Quentin, son secrétaire, firent ouvrir les yeux sur les ma-chinations des d’Orléans , et déterminèrent la Convention àmettre les fugitifs hors la loi comme traîtres à la patrie, et àdécréter que tous les Bourbons qui se trouvaient sur le ter-ritoire de la République seraient arrêtés et gardés en otagespour répondre de la vie des représentants du peuple livrésaux Autrichiens. Par un autre décret il fut décidé que lesmembres de la famille déchue, à l’exception des prisonniersdu Temple, seraient dirigés sur Marseille . En conséquence,Louis-Philippe Égalité , son troisième fils Beaujolais, leprince de Conti, et la duchesse de Bourbon, sœur de d’Or-léans , furent extraits de l’Abbaye, où ils avaient été déposés,