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HISTOIRE DES PAPES.
[XVIII. S.]
rêtés pris par la Commune depuis un mois. Cette commission,qui était composée de girondins, commença par ordonnerl’arrestation des’ magistrats reconnus pour leur dévouementà la République ; ensuite elle marcha ouvertement à un coupd état. Fort ‘heureusement les Parisiens s’émurent du dan-ger que courait la patrie, et par leur énergie déjouèrent laconspiration girondine . Les sections nommèrent, comme au10 août, des députés pour remplacer l’ancienne Commune,conservèrent le maire Pache, zélé démocrate, investirentHenriot du commandement de la force armée, et décidèrentque les citoyens se rendraient en masse à la Convention pourlui présenter une pétition concluant à l’abolition de la com-mission des douze et à la mise en accusation des complicesde Dumourier et des partisans de la famille des d’Orléans .
Pendant quatre jours entiers, trente ou quarante millehommes demeurèrent en permanence devant les Tuileries ,attendant que la Convention eût statué sur la pétition. Lerésultat ne pouvait être douteux : en présence d’une sembla-ble manifestation, l’assemblée supprima la commission desdouze, décréta d’accusation dix de ses membres, ainsi quevingt-deux girondins et les ministres Clavières et Lebrun.
Cet acte de vigueur entraîna la désorganisation du partide la Gironde ; les journaux qu’il stipendiait cessèrent immé-diatement de paraître ; et les députés qui partageaient leursprincipes se bâtèrent de quitter Paris et de se réfugier dansles départements. Quelques-uns, furieux de n’avoir putriompher de la Montagne , essayèrent de se venger, en sus-citant la guerre civile dans les provinces, en se réunissantaux chouans de la Vendée , en faisant révolter les grandes