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[XVIII. S.]

REPUBLIQUE FIIANÇAISE.

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stère républicain. La faction ennemie se recruta dans lesclubs, dans les comités et jusque dans la Convention ; bientôtelle se trouva assez forte pour organiser une majorité dansl’Assemblée nationale et faire décréter d’arrestation Robes -,pierre et ses amis.

Le 9 thermidor, 27 juillet 1794, avait été fixé par les con-jurés pour exécuter ce coup d’état. Saint-Just , l’un desmembres du comité de salut public et entièrement dévoué àRobespierre , se présenta à la tribune pour faire un rapportsur la situation des partis qui déchiraient le sein de la Répu-blique . Son discours fut vivement attaqué par Billaud-Va-rennes. Robespierre voulut répondre aux attaques dont ilétait l’objet, et s’élança à la tribune. Des cris « A bas le tyran !» à bas le dictateur! » couvrirent sa voix. Aussitôt Fréron ,Billaud-Varennes et Tallien se levèrent, l’accusèrent d’as-pirer au despotisme, de vouloir mutiler la Convention, etdemandèrent son arrestation. 11 essaya encore de se faireentendre au milieu du tumulte; ColIot-d’Herbois, qui [pré-sidait l’assemblée, refusa obstinément de lui accorder laparole, et ne cessa d’agiter la sonnette. Alors, par un effort

désespéré, il lui cria : « .Pour la dernière fois, prési-

» dent d’assassins, je te demande la parole. » Le bruit

continuant, il fut contraint de s’arrêter. Tallien , pour ac-croître l’exaspération, tira un poignard, et désignant dudoigt Robespierre : « Voilà, s’écria-t-il, le poignard de Bru-» tus, dont je suis armé pour frapper le dictateur! » Des ap-plaudissements frénétiques, partis des bancs des conjurés,couvrirent cette apostrophe ; les cris « A bas le tyran ! point» de dictateur! » retentirent avec une nouvelle violence.