HISTOIRE DES PAPES.
[XVIII. S.]
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terreur indicible; il fut condamné à mort «ainsi que ses amis,sur le réquisitoire de l’accusateur public Fouquier-Tinville .
Parmi les ennemis de Robespierre qui suivaient la char-rette, et qui l’accablaient d’injures et d’imprécations, se fitremarquer Carrier, l’infâme ordonnateur des noyades deNantes . Mais lui et ceux qui partageaient sa destinée montrè-rent une impassibilité parfaite. Lorsqu’il eut monté les degrésde l’échafaud, le bourreau lui arracha violemment l’appareilqui couvrait ses blessures, et le livra quelque temps pâle,défiguré, aux regards du peuple, qui contempla pour Jadernière fois celui qui avait mérité le nom d’incorruptible.Vingt et un de ses partisans furent décapités avec lui.
Après leur victoire sur Robespierre, les Fréron , les Tal-lien, les Fouché, les Collot-d’Uerhois, les Rillaud-Varennes,les Carrier et tous ceux qui formaient le parti thermidorien,s’emparèrent du pouvoir et songèrent à tirer parti de leurposition au détriment de la chose publique. Ils abolirent laloi du maximum, qui fixait le prix que ne devaient pointdépasser les denrées de première nécessité, et qui était unegarantie contre la disette; ils renouvelèrent les scandalesdes derniers règnes au sujet des accaparements de blé, et sefirent entrepreneurs de famine.
Paris se trouva réduit à une telle détresse, que le pain etla viande furent vendus nominativement chez les boulangers
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et les bouchers, chaque citoyen n’ayant droit d’acheter quetrois onces de pain et deux onces de viande par jour.
Un tel état de choses ne pouvait durer longtemps sans ex-citer des rumeurs : les républicains adressèrent des pétitionsà la Convention pour réclamer contre les accapareurs; les