[XVIII. S.]
REPUBLIQUE FRANÇAISE.
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IJn grand nombre de conventionnels de l’ancienne factiondes girondins vinrent grossir les rangs des conjurés, ainsique plusieurs journalistes stipendiés par 1 Angleterre; Barraslui-même songea à entrer dans le complot, et lit proposer aucomte de Provence son concours, moyennant le payementd’une somme de douze millions, l’assurance du pardon pourson vote régicide et la conservation de scs anciens titres féo-daux. Mais soit que les garanties offertes par le prince ne luieussent pas paru satisfaisantes, soit qu’il eût été eflrayé desmenaces du général Bonaparte, qui avait écrit d’Italie auDirectoire qu’à la première nouvelle d’une contre-révolutionil marcherait sur Paris , Barras rompit les négociations com-mencées, ets’occupa des moyens de faire tournera son prolitla conspiration, en lui donnant des proportions gigantesqueset en enveloppant dans la proscription son collègue Carnot,dont la sévère probité était un obstacle continuel à ses dé-prédations. Il s’entendit à cet effet avec Rcwbell et la Réveil»lère-Lépaux, et prit immédiatement ses dispositions poe'iassurer le coup d’état qu’il méditait.
Le 18 fructidor de l’an V, 4 septembre 1797, à troisheures du matin, le canon donna le signal; les troupes quiavaient été mises sous le commandement d’Augereau vinrentoccuper le jardin des Tuileries , les ponts, les quais, et in-terceptèrent toute communication entre les deux rives de laSeine. Au point du jour les Conseils furent investis ; la com-mission des inspecteurs du Conseil des Cinq-Cents et de celuides Anciens furent arrêtées, ainsi que Pichegru et le directeurBarthélemy : Carnot, que l’infâme Barras avait résolu d’en-velopper dans l’affaire, parvint à s’échapper. Ensuite lex. 46